• Il y a 2 ans je me lançais en français et maths dans un système de pédagogie inversée pour les leçons. J'ai  présenté mon organisation dans un article et je finissais en dressant les avantages et améliorations de cette pratique.

    L'an passé, j'ai repris le même système en ne le faisant que peu évoluer mais à cette rentrée, pour ma 3e année, j'ai changé pas mal de choses.

    Dans mes évolutions, je voulais m'appuyer sur les points à améliorer que j'avais ciblé. 

    Et pour mes quelques changements, je me suis énormément inspiré de plusieurs collègues : @lonnyj  @meacid57 et @sansandescombes . Ce sont des collègues qui par leurs pratiques favorisent les apprentissages des élèves via la co-construction d'outils, la coopération et le tutorat. Je ne détaillerai pas plus ce que fait chacun mais je vous invite vivement à aller voir ce qu'ils proposent dans leur classe.

     

     Donc, cette année, voici les quelques nouveautés : 

    - l'utilisation de cartes mentales pour savoir ce qui est compris 

    Ainsi, durant les ateliers tournants de la leçon, les élèves participent à un atelier avec moi où l'on revient sur les points qui posent problème (en me basant sur leurs réponses au formulaire qui fait suite au visionnage de la vidéo à la maison), où l'on explicite les difficultés ou pièges en s'appuyant sur des exemples créés par les élèves. Puis, au cours de l'année dernière, j'ai mis en place la création d'une carte mentale sur les contenus de la leçon. Au début de l'année, il s'agit lors de l'atelier de synthétiser les notions importantes sous cette forme et c'est moi qui construis cette carte à partir de leurs mots. Je les fais ensuite reformuler oralement. Au fil des semaines, les élèves s'approprient la construction de cartes mentales et on ne travaille dès lors plus qu'à partir de leur production pour voir ce qui est bien noté, ce qui est présent mais peut être à organiser mieux et enfin ce qui peut avoir été oublié. Cette carte peut apparaitre dans le cahier de leçons de chaque élève à côté de la trace que je donne (je les vérifie quand même avant le collage). Enfin, après avoir vérifié que tous rentrent dans cette pratique de construction d'une carte mentale, je leur demande d'en faire une à la maison suite au visionnage de la vidéo. Dès lors, en classe, pendant l'atelier avec moi, le temps de discussion/confrontation sur les éléments notés augmente et permet de cibler ensuite pour chacun sur quoi faire attention. Enfin, cela laisse un peu de temps pour passer à des exemples éclairants sur la leçon qui ciblent une difficulté ou un piège

    - la création par les élèves de productions variées sur une notion (inspiré du projet #miniflip)

     Suite au travail en ateliers et le bilan avec une trace écrite à apprendre sur la notion,  les élèves devaient faire des exercices d'application la semaine suivante dans leur plan de travail. Or, je me suis rendu compte que ce travail n'était pas forcément pris au sérieux par les élèves, qui le voyaient comme des exercices à faire sans contexte. Et puis, j'ai découvert la superbe idée de  @lonnyj   qui a monté un projet énorme, baptisé Miniflip, et qui fait construire aux élèves les outils essentiels d'une leçon (tutoriel, carte mentale, exercice interactif) pour des élèves hospitalisés. Je vous mets le lien vers le site ainsi créé mais aussi vers les explications de sa conceptrice qui ont été la base de mes idées. 

    Donc, la semaine suivant la leçon, je fais réaliser à mes élèves le même genre d'outils avec le fonctionnement suivant

          - lundi : évaluation du groupe à partir de 4 questions à choix multiples via l'application Plickers. Ce qui est génial, c'est que les élèves choisissent une réponse sans voir ce que les autres mettent mais aussi sans voir qui a juste ou faux. On corrige oralement chaque question et le soir à la maison , je fais le bilan des réponses. Je remplis pour le mercredi un tableau des binômes qui vont réaliser les outils sur les leçons de la semaine précédente. Pour organiser ces groupes, j'associe un élève qui a bien compris (une sorte d'"expert des stratégies" de Soledad Garnier) à un  élève qui a des difficultés (une sorte d'"expert des obstacles" de Soledad Garnier). 

    image des résultats dans l'application Plickers 

    Ma Classe inversée : année 3

         - mercredi : j'affiche en classe les binômes et ce qu'ils doivent réaliser sur une leçon. J'essaie de faire que chaque élève alterne régulièrement entre le français et les maths et se trouve dans une rôle différent.

     

    Ma Classe inversée : année 3

       - jeudi et vendredi : les groupes réalisent à 2 ou 3 leur production , me la montre et préparent sa publication.  

    fiche de conception d'un exercice interactif pour le site de la classe

         - en fin de semaine ou la semaine suivante, je publie sur le site de la classe dans la page de la leçon les différentes productions des élèves.

     

     - le site de classe qui propose toutes les ressources sur les leçons (vidéos, questionnaires, exercices, traces écrites, aides à la mémorisation et créations des élèves).

    L'organisation de tout mon système de classe inversée s'appuie sur le site de classe que j'ai créé et qui est désormais utilisé au quotidien par les élèves (avant la leçon pour le visionnage, pendant la leçon pour l'atelier en ligne et à la fin pour la création de contenus). De ce fait, les élèves vont naturellement (et en 3 semaines seulement) sur les pages de leçons du site pour retrouver une information sur une notion dont ils ont besoin pour d'autres travaux (et notamment les ceintures). 

     

    Tous les exercices et tutoriels sont produits directement sur le site de classe avec l'extension H5P qui permet de créer facilement des ressources variées (QCM, vrai-faux, insertion de sons, slides, accordéons,...)

     Voici en dessous une page (accès au site en cliquant dessus) montrant la partie créée par les élèves : 

    Ma Classe inversée : année 3

     

     

     

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