• Depuis plusieurs années, j'essaie d'obtenir un lien de plus en plus important avec les familles, voyant bien que c'est un facteur essentiel de la réussite des élèves. En tant qu'enseignant, on a tendance à se plaindre du manque d'implication de  certains parents ou de l'impossibilité d'interagir pour aider nos élèves. On sait tous que c'est difficile mais plutôt que de laisser tomber, à mon avis, il faut au contraire permettre aux familles de mieux connaitre l'école, d'y rentrer (et pas seulement quand on les convoque), d'échanger et de partager.

    Sur ce principe, j'ai essayé depuis 2 ans d'améliorer cette situation en faisant par exemple la réunion d'information aux familles, le matin même de la rentrée pendant 1h. Mon objectif est de toucher un maximum de familles (70% de présents alors que les réunions d'un soir ne font venir que 50 % d'entre elles) mais aussi de délivrer les mêmes informations aux parents et élèves afin qu'on puisse partir sur de bonnes bases.

    Cela marche pas mal mais quelques points restent à améliorer :

    - toucher toutes les familles (qu'elles soient présentes ou absentes à cette réunion)

    - donner des informations claires et précises pour que les parents puissent accompagner leur enfant du mieux possible

    - faciliter les échanges et les rencontres pour mieux se connaitre et faire connaitre l'école mais aussi pouvoir, comme en classe, régler des situations difficiles le plus rapidement possible.

    Le programme est vaste mais j'ai choisi d'étoffer ma boite à outils pour les familles de 3 outils cette année :

    - la mise en place de l'application KLASSROOM dans la classe (cf le super article de Charivari)

    - la création d'un espace parents sur le site de la classe avec des explications complètes du fonctionnement de la classe mais aussi des espaces de découverte du travail des élèves. (J'en parlerai bientôt quand je présenterai mon nouveau site

    - la remise aux familles d'un carnet de parents qui reprend à l'écrit les éléments importants donnés lors de la réunion de rentrée.

    Ce carnet est composé de 4 pages A5 (faites avec 1 feuille A4 imprimées recto-verso et pliée en 2) qui comprennent :

    - une présentation du fonctionnement des leçons en classe inversée 

    - des explications précises sur les devoirs donnés et ce qu'ils impliquent comme choses à faire et pourquoi

    - la liste des moyens de communication entre la famille et l'école

    - quelques explications sur les ressources numériques utilisées en classe (mais aussi à la maison)

    - un abécédaire d'une majorité des termes spécifiques à mon fonctionnement de classe 

    - des conseils aux parents pour permettre que la scolarité de leur enfant soit la plus réussie possible.

    Voilà à quoi cela ressemble !

    Carnet de parents

    Si vous souhaitez vous en inspirer, voici le document modifiable, cliquez sur l'image ci-dessous.

      

    Enfin, pour faire entrer les familles dans l'école, je propose 2 bonus :

    - 1 bon d'observation/découverte de la classe au quotidien utilisable dans l'année. Les parents devront me faire passer leur bon 15 jours avant utilisation afin que je puisse éviter la venue de plusieurs personnes en même temps. 

    - 1 bon de présentation par un parent d'un exposé sur un sujet à définir. Cet outil utilisé par les familles sera intégré comme n'importe quel exposé de classe (proposition en conseil de classe, questionnement des élèves, rédaction et présentation par le parent et je l'espère son enfant qui aura aussi participé).

    Voici les bons (sur une page A4, il y a des bons pour 2 familles, je n'ai donc prévu qu'une venue par famille même s'il y a 2 parents parce que cela risque d'être un peu lourd à gérer si cela fonctionne).

     Cliquez sur l'image ! 

    Carnet de parents

     

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  • A la rentrée, j'avais proposé quelques éléments pour améliorer le rapport aux écrits dans la classe coopérative. J'avais imaginé utiliser un portrait chinois comme support pour trouver des thèmes ou sujets à partir desquels se lancer dans des exposés.

    L'an dernier, sans réel cadre ni aide précise, mes élèves avaient tendance à trouver un sujet, faire quelques recherches et proposer un travail qui était en bonne partie un copier-coller de ressources sans fil conducteur.

    En mettant en place un guidage plus important de la construction d'exposés, je me suis rendu compte que les élèves étaient plus impliqués et plus rigoureux dans leur volonté de faire ce travail.

    Fiche d'aide à la conception d'un exposé 

    Exposés et créations libres en classe Coopérative

    Autant l'an dernier, ce principe comme celui du texte libre qui font partie des pratiques courantes de la classe coopérative me semblaient complexes et difficiles à mettre en oeuvre, autant en essayant cette année j'ai été ébahi par le travail proposé.  Ainsi, souvent les élèves, en fin de PDT ou durant un temps de pause, vont travailler à un des projets Twitter auquel on participe ou proposent des travaux à partager avec d'autres classes sur Twitter.

    A titre d'exemple, j'ai vécu la semaine dernière une chose que je n'aurais pu imaginer jusqu'à maintenant dans mon fonctionnement de classe :

    Une majorité de mes élèves avait terminé le PDT dès le jeudi matin. Il leur restait dès lors encore 1h à 2h sur le temps prévu en autonomie pour se lancer et/ou avancer dans les exposés qu'ils souhaitaient réaliser. Au bout de 30 minutes, 20 élèves sur 26 travaillaient en petits groupes sur le plan, les recherches, des ressources rapportées. C'était l'heure d'aller en récréation et tous les élèves sont partis pour se ranger dans le couloir. Et puis en dernier, j'ai vu arriver 2 élèves avec une trousse, une pochette cartonnée et 2 livres. Je leur ai demandé ce qu'ils comptaient faire avec tout cela à la récré, me rappelant qu'en septembre, il y avait une mode pendant 15 jours de dessiner et colorier...

    Une élève m'a dit :"On emmène de quoi avancer dans l'exposé en récré." Tout naturellement (et sachant que dans le groupe il y avait un élève ceinture marron de comportement), je leur ai dit qu'ils pouvaient rester dans la classe pour être plus à l'aise. 

    J'ai ensuite fait avancer le reste du groupe vers la cour et je suis sorti avec eux. 15 secondes après, une première élève vient me voir et me demande si elle peut rester aussi en classe avec sa copine pour travailler sur leur exposé. J'ai répondu par l'affirmative et en moins de 2 minutes, c'est 4 autres élèves qui sont venus me faire la même demande (ils s'appelaient au fur et à mesure en disant qu'on avait le droit de rester en classe pour travailler sur l'exposé). Au final, je suis resté en récré et j'ai compté seulement 8 élèves de ma classe. Par curiosité (et par souci de sécurité aussi), au bout de 5 minutes, je suis allé jeter un coup d'oeil dans le couloir de ma classe.

    Et là, à mon grand bonheur, ils étaient tous en train de discuter, écrire, lire, concentrés sur le travail commun. 

    Depuis, c'est presque devenu habituel pour certains en fin de semaine de rester en classe durant la récréation.

    Je me suis demandé ce qui dans la situation évoquée ci-dessus pouvait expliquer cet engouement pour ce travail d'écrit alors que l'an dernier, j'ai eu l'impression que c'était plutôt un passe-temps quand on avait fini... et pour ma part, cela n'avait pas forcément d'intérêt pédagogiquement :

    1. Informer toute la classe des exposés en chantier : avant le conseil de classe hebdomadaire, chacun peut ajouter à l'ordre du jour un sujet d'exposé qu'il souhaite faire. Durant le conseil, on en discute et d'autres peuvent se proposer de collaborer. 

    Fiche de préparation du conseil (inscription des propositions d'exposés par les élèves)

    Exposés et créations libres en classe Coopérative  

    2. Partager ses idées ou ses passions avec les autres : durant un conseil suivant, tous les élèves peuvent poser des questions sur le sujet pour lesquelles ils voudraient obtenir des réponses. Ces questions sont ajoutées à celles des rédacteurs et elles serviront de base pour la conception d'un plan et des recherches. Cela permet aussi de ne pas vouloir aller dans tous les sens lors de la rédaction.

    Affiche des différents exposés en cours 

    Exposés et créations libres en classe Coopérative

    3. Travailler avec l'objectif de présenter aux autres son exposé : quand l'exposé est terminé, il est présenté en conseil ou lors d'un temps spécifique et fait l'objet ensuite d'un temps d'échange. A cette occasion, les rédacteurs conçoivent un quizz où ils posent quelques questions sur ce qui vient d'être présenté. Enfin, les spectateurs peuvent proposer d'autres questions ou sujets liés qui pourront faire l'objet d'autres travaux.

    4. Savoir que son travail sera diffusé, lu et à disposition de tous : tous les exposés seront ensuite tapés (ci cela n'a pas été nécessaire pour la présentation) et mis en page (avec des photos...) afin de les partager via Twitter et le site d'école. (D'ailleurs, nous réfléchissons au sein de l'école à diffuser à toutes les familles les articles mis en ligne)

    Ainsi, je m'aperçois maintenant que l'implication des élèves tient surtout dans l'image qu'on leur retourne de leur travail. "Plus ils sentent que ce qu'ils font à d'intérêt, plus ils ont envie de faire." J'ai entendu et lu comme beaucoup d'enseignants cette maxime depuis ma formation mais je n'avais pas encore réussi à percevoir ce qu'il fallait faire pour la vivre. C'est certainement sur le point de changer et je ne peux qu'encore plus apprécier le fait de favoriser les pratiques coopératives au sein de ma classe.

     

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  • Avant de parler du plan de travail, voici une image partagée par Sylvain Connac :

    "14 conseils pour démarrer en Pédagogie Freinet" par C. Freinet 1966

    Plan de travail et démarrage de la coopération

    Ensuite, dans mes différents articles sur un fonctionnement en classe coopérative, j'ai présenté les outils que j'utilise et j'ai parlé du fait que je donnais un plan de travail (P.D.T.) hebdomadaire à mes élèves.

    L'an dernier, je n'avais pas partagé le mien car il a pas mal évolué entre septembre et mai et que je ne savais pas trop en quoi il pouvait être utile à d'autres.

    Et puis, plusieurs messages sur ces articles m'ont demandé comment était mon PDT pour savoir comment il fonctionnait et donc pouvoir aussi se lancer. 

    Avant de proposer le mien au format modifiable, il me semble important de dire que j'ai pioché des idées de formulations dans tous les PDT disponibles sur internet (dont ceux de François Lamoureux )ou dans les livres qui en parlent.

    Il n'est que la mise en forme actuelle de l'organisation que je vais mettre en place cette année mais comme l'an dernier risque d'évoluer (j'espère un peu moins quand même).

    Je vous conseille aussi le travail de Sylvain Connac avec une étude sur "ce que disent les élèves du plan de travail" . Cela peut être aussi intéressant de voir aussi pourquoi certains ne l'utilisent pas.

    Fonctionnement :

    - je le distribue le lundi matin (il est hebdomadaire)

    - dans la matinée, je passe voir chaque élève qui me présente son PDT de la semaine précédente. A partir de ce que nous avons tous les 2 indiqué, je fais le point sur ce qui a très bien marché et donc doit continuer et sur ce qui est à améliorer. Régulièrement, et j'essaie que ce soit plutôt à la demande de l'élève, je valide le changement de degré d'autonomie de l'élève. En fonction du degré d'autonomie de chacun, on détermine enfin (ou je jette juste un oeil) ce qui sera noté après mon passage dans le nouveau PDT (ceintures, projets). 

    - durant la semaine les élèves notent le passage de ceintures, les gammes ou travaux choisis et valident au fur et à mesure leurs travaux. 

    - le vendredi, en fin de matinée, chaque élève me rend son cahier du jour dans lequel il glisse son PDT. Auparavant, il aura rempli la partie liée à son bilan. Le weekend, en corrigeant le cahier du jour, je note aussi mes appréciations éventuelles sur le travail de la semaine puis j'entoure le bilan du maitre.

    - je rends le cahier le lundi matin rempli et le PDT sera à signer le soir avant d'être archivé le lendemain dans un onglet du porte-vue.

     Plan de travail et démarrage de la coopération

    A télécharger : PlanDeTravail_original.odt

    Présentation des parties et de l'intérêt :

    - le premier tableau sert aux travaux en autonomie de la semaine (choix des gammes, exercices à faire par l'ensemble du groupe sur une leçon récente, projets divers). A chaque fois que l'élève termine l'activité, il met une croix pour valider. Attention, car la validation a un sens différent en fonction de l'activité ("j'ai terminé" pour les exercices ou bien " j'ai terminé et corrigé" pour les gammes).

    - le tableau suivant est celui réservé aux ceintures. l'élève y note celles qui vont être travaillées et indique si il l'a obtenue dans la semaine. La semaine suivante, il verra ainsi, s'il a des ceintures à finir, à passer ou à retravailler avant un 2è passage.

    - le tableau en bas à gauche sert à faire le bilan en fin de semaine. Le lundi soir, il est montré aux familles qui ont ainsi une vue assez précise du travail entrepris et réalisé dans la semaine. En outre, cette partie m'a servi l'an dernier pour faire le suivi trimestriel des élèves (les remarques faites sur les PDT étant reprises pour dire ce qui allait ou restait à améliorer dans le bulletin).

    - le tableau en bas à droite sert à indiquer les 4 degrés d'autonomie de l'élève par rapport à son plan.

     

     

     

     

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  • L'année dernière, en souhaitant mettre en place une classe coopérative, j'ai eu des difficultés à proposer un système de  création par les élèves de projets personnels ou exposés.

    Je me suis rendu compte que les élèves pour leurs projets avaient souvent des idées intéressantes qui leur tenaient à coeur mais malheureusement parfois très ambitieuses et donc rarement abouties. En fin d'année, par contre, j'ai relancé ces projets en les incitant à commencer par plus simple et donc de faire des exposés avant d'aller plus loin.

    Je souhaite guider un peu mes élèves cette année pour qu'ils puissent assez facilement se lancer sur des sujets qui les intéressent et qu'ils pourraient développer et partager avec leurs camarades. 

    En gros, je voudrais transposer dans ma classe le principe de la bibliothèque de travail de Freinet.

    Et puis la semaine dernière, je me suis dit qu'il manquait 3 choses à mes élèves pour se lancer :

    - un exemple

    - des sujets inspirants

    - une aide à l'élaboration

    Pour l'exemple, ayant à nouveau 3 élèves de l'an dernier qui en plus avaient proposé un ou 2 exposés, je sais que je n'aurai pas de souci.

    Pour les sujets, j'ai pensé à concevoir un portrait chinois qui recense une liste de sujets (arts, personnes, lieux, ..) qui sont autant d'idées dans lesquelles piocher. (Cliquez dessus pour avoir le document)

    Un portrait chinois, pour quoi faire ?

     

    Enfin, pour l'aide, j'avais réalisé l'an dernier une petite fiche qui n'a rencontré de succès qu'auprès d'élèves très autonomes. Et puis, il y a peu je suis tombé sur une affiche proposée par Sylvain Connac qui m'a tout de suite plu car elle comblait parfaitement les lacunes de ma fiche.

    Le portrait chinois, pour quoi faire ?

    Ainsi, dès demain, je vais proposer ce portrait à mes élèves. Les élèves après l'avoir rempli, mettront leur nom au dos et je plastifierai le tout. Puis, ces fiches seront disposées dans un trieur et pourront être utilisées

    - soit comme source d'inspiration en relisant sa fiche ou celle des autres,

    - soit en choisissant de se lancer à plusieurs sur un point commun du portrait.

     

     

     

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  • Avant mon début d'année scolaire, j'avais une vision assez claire de ce que pouvait être un travail sur la classe coopérative. J'ai ainsi mis en place plusieurs choses qui fonctionnent bien maintenant (conseil de classe, aide-entraide, la différenciation des travaux, la construction d'un règlement de classe autour des ceintures de comportement). 

    Néanmoins, il me reste des choses à améliorer (ce sera pour mon prochain programme de l'été) et des choses à réellement mettre en place (le texte libre, les ateliers de découverte ou bien  un système de tutorat entre élèves).

    En faisant fonctionner ma classe différemment, dès le début de l'année s'est installé sans difficulté un vrai climat d'aide entre élèves. Ils ont vite su s'approprier ce système pour favoriser une meilleure compréhension des travaux demandés. 

    Mais avec le recul, cela s'est strictement limité à l'aide pour comprendre une consigne, savoir quelle démarche il fallait  utiliser ou bien rappeler la notion relative aux exercices de la semaine. C'est déjà pas mal mais j'avais voulu dès le départ la généraliser à la possibilité de demander de l'aide à un expert sur un travail plus décontextualisé comme les ceintures (qui peuvent être passées plusieurs semaines après la leçon).

    Ayant laissé de côté cet aspect, cela m'est apparu maintenant indispensable de le tester puisque mes élèves sont des plus en plus dans des temps de travail liés aux ceintures de compétences. Et là, la simple aide du voisin/copain ne suffit généralement plus à passer outre les difficultés.

     

    De plus, c'est devenu une vraie demande de tous les élèves qui cherchent à progresser mais se retrouvent perdus face aux tâches de plus en plus complexes.

     

    Depuis une semaine, je propose donc aux élèves les plus capés en ceintures de comportement de pouvoir passer le brevet de tuteur.

    Tutorat et experts des ceintures

    Brevet de tuteur (cliquez sur l'image)

    Je les accompagne ensuite pour leur premier tutorat et à la fin de ce suivi, je leur fais signer leur charte de tuteur (s'ils veulent encore être tuteur). Je leur explique aussi quelles aides ils peuvent apporter plus spécifiquement sur les ceintures (aide pour l'entrainement, accompagnement dans la correction d'un test, explication d'une notion non comprise et donc ratée au test,  proposition d'outils pour préparer un deuxième test via la plateforme de la classe)

    Tutorat et experts des ceintures

    Enfin, les autres élèves ont à disposition dans la classe un affichage qui va leur permettre de s'adresser  à la personne la mieux à même des les aider. Sur ce tableau (cliquez sur l'image pour la télécharger), pour chaque matière, ils trouveront les 3 élèves les plus avancés dans les ceintures et qui sont donc considérés comme des experts. 

    Tutorat et experts des ceintures

    J'ai imprimé cette feuille au format A3 et je l'ai plastifié pour permettre d'écrire les prénoms au marqueur effaçable.

    Et puis, l'an prochain, je pense faire évoluer l'organisation de ce tutorat pour qu'il puisse être mis en place plus tôt dans l'année en mettant une affiche de la progression de chacun sur toutes les ceintures. Ceci leur permettra de savoir où ils en sont, mais aussi de savoir qui peut les aider sur telle ou telle ceinture.

     Tutorat et experts des ceintures

    Cliquez sur l'image pour avoir la version PDF ou ici pour télécharger une version modifiable (pour notamment mettre les noms des élèves).

    J'ai créé ce tableau avec possibilité de mettre 30 élèves (2 lignes) et avec des cases de 1cm. Ainsi, pour mes commandes d'été, je vais commander des gommettes  APLI en taille 10,5 mm des différentes couleurs des ceintures.

    Tutorat et experts des ceintures

     

     

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  • J'avais évoqué dans un article sur mon fonctionnement en classe coopérative que j'utilise les ceintures de compétences au quotidien. C'est rigolo car j'ai commencé par travailler sur les ceintures sans savoir d'où cela venait exactement. Et après avoir fait un premier tour de ma classe coopérative, je me rends compte que je n'ai pas parlé plus que cela de cet outil coopératif. Je vais essayer de réparer cela maintenant.

    Je ne parlerai pas de mon organisation quotidienne ou des outils que j'utilise puisque cela correspond à un onglet spécifique de ce blog. Par contre, il me semble intéressant de préciser en quoi ce type d'évaluation à un effet positif sur les acquisitions des élèves. 

    Les ceintures de compétences en classe coopérative

    En discutant avec des collègues ou en répondant à des messages, j'ai remarqué que cette organisation des évaluations paraissait difficile à mettre en oeuvre mais surtout posait beaucoup de questions sur son intérêt et les problèmes qu'elle induirait. 

    Points positifs  

    - le système de ceintures est un type d'évaluations positives et bienveillantes. Chaque élève choisit sur quoi il est évalué, s'y prépare et décide de passer un test. Il sait ensuite par l'appréciation s'il a acquis la compétence ou s'il faudra retravailler dessus. En outre, l'acquisition est un point important parce qu'il indique une très bonne maitrise (75% de réussite) de la compétence. Le passage des ceintures favorise aussi l'autonomie car chaque élève choisit en fonction des ceintures déjà obtenues ce qu'il va travailler (autonomie qui se gagne via les indications du plan de travail). 

    - grâce aux ceintures, on met en place une réelle personnalisation du parcours d'évaluation de l'élève. Chaque élève progresse dans les ceintures en fonction de ses acquis ou capacités. Par exemple, il peut aller vite en français et mettre plus de temps en maths, du fait de l'obligation de repasser certaines évaluations. En plus, pour l'enseignant, le fait de savoir qui a échoué à telle ceinture permet de savoir au quotidien qui aider et comment pour le faire progresser.

    - une vraie place au droit à l'erreur est accordée dans ce système. Si l'élève se trompe, il a le droit de refaire mieux. Au quotidien, c'est un élément moteur pour les élèves qui veulent vite repasser une ceinture. 

    - la maitrise des compétences travaillées est mieux assurée pour l'ensemble des élèves. Chaque élève a ainsi des acquis de base sûrs qui lui permettront de faire face aux notions de plus en plus complexes. Ainsi, on évite l'empilement des notions à moitié acquises qui font qu'au cours de l'année, les difficultés de compréhension s'accumulent. Cet état se confirme au regard des résultats des élèves passés en 6ème.

    - la compétition induite par les notes s'efface au profit de l'obtention d'une ceinture. Cela permet surtout à l'enseignant de se concentrer sur les points forts et les points faibles de chacun du fait d'une notation binaire (acquis ou non).

    - pour les élèves les plus à l'aise, ce système est moteur et motivant car ils ont toujours une ceinture à travailler, à passer, à corriger ou à repasser. 

    Les ceintures de compétences en classe coopérative

    Points négatifs

     Avant de continuer, pour ceux qui seraient intéressés, je ne sais pas s'il faut passer petit à petit à ce type d'évaluations ou s'y mettre d'un coup; je sais juste que cette organisation mise en place, on arrive tout doucement à voir que les points négatifs de ce système trouvent des solutions en allant vers une classe coopérative. Ainsi, depuis que j'ai commencé à travailler avec les ceintures, j'ai toujours dit que je ne reviendrai pas en arrière mais je me suis trouvé face à pas mal de soucis . Néanmoins, je me suis rendu compte cette année qu'une bonne partie de ces problèmes s'estompaient par les changements que j'avais entrepris.

    - il y a un décalage pour beaucoup entre les travaux de la classe et les ceintures qu'ils passent dans certaines matières. Cela ne gêne en rien l'évaluation puisqu'elle est préparée et qu'une acquisition complète permet souvent de mieux comprendre les notions suivantes. En outre, lorsqu'une activité évaluée a été travaillée en classe il y a 2 mois, elle a souvent été reprise par des exercices ou des travaux de réinvestissement qui font que l'élève a plus pratiqué et a donc certainement mieux compris.

    - il est parfois difficile de faire avancer certains élèves dans ce système par manque d'autonomie, de volonté ou de motivation. Ils ont tendance à ne passer que peu de ceintures . Pour les faire avancer, il est nécessaire de savoir où chacun en est et surtout de fixer à chaque élève des objectifs d'évaluations à travailler (par le plan de travail notamment). Cela demande du temps et surtout varie pour chaque élève. Il faut aussi veiller à faire le point avec eux presque quotidiennement.

    - les élèves ayant échoué à une ceinture ont tendance au début à laisser cette discipline de côté pour faire d'autres ceintures. Néanmoins, l'obligation d'avoir certaines couleurs dans toutes les matières pour aller plus loin dans d'autres fait qu'ils doivent retravailler sur une compétence non acquise. Et là, l'enseignant doit être capable de proposer un travail adapté à chacun (correction de l'évaluation individuellement ou avec un camarade-expert, entrainements sur d'autres supports avec des exercices ciblés sur des points difficiles,...)

    - à la fin de l'année, ils n'auront pas tous passés la ceinture noire de chaque discipline ! C'est certain mais à titre d'exemple, vaut-il mieux maitriser aisément le présent de l'indicatif et ne pas avoir été évalué sur le conditionnel plutôt que conjuguer moyennement ces 2 temps ?

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  • Depuis le début de l'année scolaire et la mise en place d'un fonctionnement coopératif, un des métiers important de la classe est le MAITRE DU BRUIT.

    C'est un élève qui a la responsabilité d'ajuster le code des couleurs des sons indiquant comment les élèves peuvent ou non interagir afin d'avoir des conditions de travail adaptées.

    Maitres du bruit en classe coopérative

    Ainsi, en début d'année, il était difficile pour celui ayant ce rôle de savoir comment l'ajuster mais le temps passant, cela marche très bien. Mes élèves avaient plus tard soulevé le problème de ceux qui systématiquement ne respectent pas ce code et font du bruit, gênant le travail des autres. J'en avais parlé au mois de janvier dans un article et il avait été décidé de donner au maitre du bruit la possibilité d'avertir par un carton un élève qui ne respectait pas le code.

    Cela fonctionne aussi plutôt bien maintenant et cela permet de rappeler à l'ordre ceux qui dérangent. Il arrive ainsi qu'en conseil, les élèves votent la suspension d'un droit (en rapport avec la ceinture obtenue). 

    Maitres du bruit en classe coopérative

    Néanmoins, ayant un cours double, quand le maitre du bruit est un CM2, il a tendance à ne s'occuper que des CM2 et inversement. Ce phénomène est accentué lorsque je travaille en atelier avec un des 2 niveaux. Ainsi, si le maitre du bruit est un CM1 qui travaille avec moi, il n'y a personne pour faire attention à ce qui se passe dans le groupe CM2. 

    Comme réponse, une élève de CM1 a proposé qu'il y ait un maitre du bruit dans chaque niveau. Je ne voyais pas forcément en quoi cela pouvait mieux marcher et dernièrement le conseil en a discuté en votant une charte des maitres du bruit qui encadre ce rôle.

    Voici les règles qui encadrent maintenant ce métier à part :

    - un maitre du bruit est désigné de manière hebdomadaire pour chaque niveau

    - c'est un métier à part qui s'obtient à partir du moment où l'on a obtenu la ceinture bleue de comportement

    - chaque semaine, un élève différent prend cette charge parmi ceux ayant déjà cette ceinture

    - le maitre du bruit gère le code des couleurs des sons, donne des avertissements (cartons) et les comptabilise

    - le maitre du bruit peut désormais suspendre un droit d'un élève ayant obtenu 2 cartons rouges dans la semaine. Toutefois, l'élève sanctionné peut contester ce jugement lors du conseil qui pourra trancher la question.

    - tout droit suspendu l'est pendant une semaine et est relatif au niveau de ceinture obtenu par l'élève sanctionné (ceinture blanche = droit de s'exprimer en conseil sauf pour se défendre, ceinture jaune = droit de se déplacer en classe, ceinture orange = droit d'aller seul sur un ordinateur, ceinture verte = droit de vote en conseil)

    Maitres du bruit en classe coopérative

    - tout élève du jour peut choisir de seconder les maitres du bruit mais dans la limite de la gestion code et des avertissements.

    Voici maintenant les 2 affichages ajoutés depuis une semaine en classe :

    - la charte des maitres du bruit

    Maitres du bruit en classe coopérative

    - le tableau de répartition des maitres du bruit 

    Maitres du bruit en classe coopérative

     

    Lors du conseil, un  élève a parlé de super-maitres du bruit et je n'ai pu m'empêcher de rigoler, c'est pourquoi j'ai mis mon avatar dans la charte.

     

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  • J'avais parlé dans un article précédent de la mise en place de mon règlement de classe.

    Celui-ci est discuté à l'occasion de problèmes de comportement lors du conseil de classe. 

    Ainsi, au fil des semaines, dans les problèmes qui reviennent souvent, apparaissent toujours les mêmes récriminations : "untel parle", "untel fait du bruit quand on travaille", "untel continue même si on lui dit d'arrêter ou que le code dit qu'il ne peut pas parler".

    Nous en avons parlé et il a été décidé de prévenir les élèves de leur non respect des règles de vie de classe et du code des sons par un avertissement.

    L'idée qui a mis tout le monde d'accord immédiatement, ce sont les cartons jaunes et rouges comme en sport. Il a fallu définir avec eux les principes de ces cartons :

    - jaune = premier avertissement et rouge = 2ème avertissement

    - c'est le responsable du bruit et l'enseignant qui peuvent les donner

    - ils sont posés sur la table de l'élève bruyant pour la journée.

    Ce système a un peu évolué depuis ses débuts mais il fonctionne plutôt bien pour une majorité d'élèves.

     Voici les cartons : 

    Vie de la classe et sanctions !     Vie de la classe et sanctions !      modifiable : Vie de la classe et sanctions !

     

    Par contre, dans les sujets qui continuent d'apparaître au conseil, il reste encore 3 à 4 élèves qui ne réagissent pas alors qu'ils sont avertis et j'ai mis en place 2 autres points dans la vie de classe :

    Premièrement, sur la fiche de préparation de l'ordre du jour du conseil, j'ai interdit provisoirement aux élèves de noter les problèmes qu'ils voulaient soulever. En effet, assez vite dans la semaine, chacun va voir si quelqu'un a écrit quelque chose sur lui, s'empressant de renvoyer l'ascenseur. Cela créait des tensions et je leur demande maintenant de noter les problèmes sur un papier qui est glissé dans une urne spécifique (en fait une boite à mouchoirs customisée).

    Ensuite, afin de responsabiliser un peu plus chacun face à ses actes (essentiellement le bruit durant les temps de travail en autonomie), un système de sanctions va être mis en place (en respect de la Loi) :

    - les sanctions sont comme dans la vie réelle la privation d'un droit. 

    - les sanctions sont la conséquence de cartons donnés durant la semaine (plusieurs !)

    - les sanctions sont votées à l'unanimité par le conseil 

    - les sanctions sont proportionnées. Ainsi, chaque élève sanctionné perd un droit relatif à la ceinture de comportement qu'il a obtenu dernièrement.

    Donc, pour l'instant, je vais me limiter à 4 sanctions :

    - j'ai perdu le droit de m'exprimer en conseil

    - j'ai perdu le droit de circuler librement en classe

    - j'ai perdu le droit d'aller seul faire un travail sur ordinateur

    - j'ai perdu le droit de voter pour les ceintures.

    Voici les fiches qui seront données pour une semaine et glissées dans une pochette à l'entrée de la classe avec le prénom de l'élève :

    Vie de la classe et sanctions !

     

    Je pense faire évoluer cela en fonction de ce que ce conseil d'élèves, très riche et maintenant essentiel, décidera!

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  • Après une dizaine de semaines de classe, les habitudes de fonctionnement de la classe font que tout tourne bien. Néanmoins, l'implication dans le travail quotidien et les métiers donnés aux élèves pour 2 à 3 semaines ont tendance à subir cette routine. De fait, certaines responsabilités moins gratifiantes sont un peu délaissées ...

    Début décembre, j'ai réfléchi à un système pour valoriser ces 2 points en mettant en place l'élève du jour. C'est inspiré de "l'employé du mois " à l'américaine dans son esthétique et ressemble sans faire exprès à ce qu'a proposé Monsieur Mathieu il y a une semaine.

    Voici le fonctionnement : 

    - chaque jour, je distingue un élève de la classe pour un effort particulier fait sur un des points choisis au préalable (travail soin, attention, aide aux autres, application à faire son métier, ...)

    - je le félicite à haute voix et lui donne l'étiquette correspondant à sa distinction

    - dès lors, il sera l'élève du prochain jour de classe 

    - le jour venu, l'élève glisse son étiquette d'effort dans la pochette spécifique, glisse aussi sa photo dans le cadre et inscrit son nom sur le calendrier des élèves du jour.

    - en tant qu'élève du jour, il bénéficie d'une récompense spécifique, le droit pour un jour de prendre le métier d'un camarade. (je limiterai après la possibilité de prendre toujours le même métier au détriment du même élève).

    - l'élève du jour indique ensuite sur le tableau des métiers qu'il prend pour un jour une autre responsabilité.

     Voici maintenant les différents outils/affichages pour mettre en place l'élève du jour.

    le cadre à afficher dans la classe (avec photo + distinction)

    (le document est plastifié et glissé dans une pochette percée pour y glisser le dessin et la distinction)

    L'élève du jour

    les étiquettes des distinctions 

    L'élève du jour

    version modifiable en odt  L'élève du jour

    le calendrier des élèves du jour (version modifiable)

    L'élève du jour

    Les photos des élèves façon dessin

     (tableau vide où glisser les images pour qu'elles rentrent dans le cadre)

    L'élève du jour

    Tutoriel pour transformer les photos d'élèves en dessins

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  • J'avais présenté dans un articles précédent les outils que j'avais mis en place à la rentrée pour un fonctionnement de classe coopérative. Dans cet article, je proposais diverses choses et je donnais à télécharger un tableau pour la réalisation d'un règlement de classe.

    Or, en en discutant hier avec une personne, je me suis rendu compte que je n'avais pas proposé tous les outils de mon règlement ainsi que toutes les règles mises en place.

    Le travail que j'ai entrepris avec mes élèves durant la mois de septembre est complètement inspiré des outils et propositions du livre de S. Connac mais aussi des excellents articles de Bruce Demaugé-Bost sur son Quoi de Neuf ?

     

    Nous avons élaboré en classe durant plusieurs conseils les règles de vie selon plusieurs principes :

    1. Comme dans notre société, les règles (lois) ne sont pas votées au hasard mais doivent respecter la Constitution. C'est pourquoi, j'ai commencé par présenter et expliquer cette Constitution de classe qui est le socle sur lequel tout le reste peut s'appuyer. C'est imposé par l'enseignant, non discutable et non discuté.

    Mon règlement de classe coopérative

         Ma Constitution      

           

    Mon règlement de classe coopérative

    Celle de B. Demaugé (la Loi) avec explications

     

     

    2. Ensuite, nous avons détaillé par des phrases affirmatives (surtout pas je NE dois PAS ...), ce qu'étaient les différents devoirs des élèves et nous les avons triés. 

    3. Il en est sorti 2 catégories : des comportement  immuables à respecter au quotidien et des comportements variés qui demandent des évolutions (par des efforts, des apprentissages,...).

    Voici quelques exemples : 

    Règles immuables Règles graduelles
    Je dois lever la main pour obtenir la parole Je travaille sans gêner (j'essaie...régulièrement....systématiquement)
    Je dois parler à voix basse pour ne pas déranger Je fais correctement mon métier
    Je peux demander de l'aide Je présente mon travail avec soin
    Je peux ne pas comprendre Je sais résoudre les conflits entre élèves

    4. Les règles immuables sont devenues les devoirs des élèves au quotidien et sont affichés sous la Constitution.

    Mon règlement de classe coopérative

     

    5. Les règles graduelles ont été discutées puis placées dans le tableau-règlement que j'avais présenté dans un article précédent. Ce règlement est organisé en ceintures de comportement.

    La particularité de ce tableau est qu'il décline chaque ceinture en droits et devoirs. Ainsi, l'obtention d'une ceinture implique de nouveaux devoirs à l'élève mais lui permet aussi d'acquérir de nouveaux droits. 

    Mon règlement de classe coopérative

     

     Et après ? Comment vit ce règlement au quotidien ?

    Chaque semaine, les élèves peuvent inscrire à l'ordre du jour la volonté de passer une ceinture de comportement. Lors du conseil, les élèves qui veulent passer une ceinture sont annoncés et les devoirs associés sont rappelés.

    Chaque élève voulant sa ceinture doit ensuite prendre la parole pour dire en quoi son comportement a évolué ou fait qu'il respecte maintenant systématiquement ces devoirs. 

    Lorsqu'il a terminé, je demande si quelqu'un a une remarque à faire au sujet de ce qui a été dit. Ensuite, pour l'instant, c'est moi, enseignant, qui décide de donner la ceinture ou propose une période d'observation du fait d'éléments défavorables. Néanmoins, avec les ceintures de comportement plus élevées, d'autres élèves pourront avoir ce rôle décisionnaire ou d'opposition à l'obtention d'une ceinture.

     

     

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