• Récemment j'ai découvert sur Twitter un site qui permet en 1 minute de se créer des badges. Il s'appelle www.makebadg.es . Ce site est très simple d'utilisation puisqu'il propose de personnaliser son badge avec

    - la forme (shape)

    - l'icône centrale à choisir ou importer

    - les bordures du badges 

    - l'étiquette (label)

    - les couleurs.

    En plus des ceintures, je me mets aux badges !

    Rien qu'avec ceci, il n'y a quasi aucune limite dans la création de badges.

    Alors me direz-vous, c'est bien cet outil mais à quoi cela peut-il bien servir pour le fonctionnement de la classe.

    Au début, c'est ce que je me suis dit en voyant passer l'idée sur mon fil twitter et puis d'autres lectures autour des ceintures et leurs évolutions m'ont amené à envisager un système de badges dans ma classe.

    Principes : 

    - comme les ceintures, les élèves auront un référentiel avec les compétences relatives à l'obtention de ce badges

    - un badge correspond à l'expertise d'un élève dans un domaine correspondant à des compétences pluridisciplinaires liées à un projet ou mode de fonctionnement de la classe. Les badges sont donc indépendants les uns des autres (à la différence des ceintures).

    - le badge est obtenu par un élève soit quand je constate son expertise en autonomie dans ce domaine, soit quand il m'en fait la demande après avoir déjà pratiqué le domaine

    - le badge permet à l'élève de devenir référent dans la classe dans ce domaine et donc peut aider d'autres élèves qui découvrent ou rencontrent des difficultés.

     Pour ma part, cette année, je vais mettre en place 13 badges qui sont liés à tous les projets que j'ai l'intention de mener. L'aspect positif est que les élèves sauront dès le début de l'année quels projets risquent de se mettre en oeuvre (faut-il encore comprendre le jargon pédagogique, geek ou spécifique de certains intitulés). Je pense que je pourrai en ajouter d'autres au fil du temps.

    Voici mes badges et leur référentiel : 

     

    En plus des ceintures, je me mets aux badges !

    Cliquez sur l'image pour voir le référentiel et les badges.

    Voici aussi mon référentiel au formation modifiable.

    En plus des ceintures, je me mets aux badges !

     

    Et puis pourquoi pas utiliser ce site aussi pour recréer quelques affichages de classes ou même changer le fonctionnement de certaines ceintures ! J'en parlerai bientôt ! 

     

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  •  Mathador est un jeu de calcul mental inventé par  @TrouillotEric qui est passé du jeu de dés à un jeu en ligne aujourd'hui. La particularité de ce jeu est comme celle du "Compte est bon" de faire du calcul en l'envers en partant du résultat pour trouver quels calculs permettent de le trouver à partir de nombres donnés.

    Mathador ou la collaboration école-recherche !

    cliquez sur l'image pour vous lancer dans ce jeu !

    Sauf que le nombre cible à obtenir avec les 5 nombres donnés est sûr d'être trouvable et que surtout l'objectif est de marquer le plus de points pour trouver ce nombre. Ainsi, chaque calcul fait pour le trouver (addition, soustraction, multiplication ou division) apporte des points. mais pas tous de la même manière...

    Mathador ou la collaboration école-chercheurs !

     

    Ausi, cela rapportera plus de points de faire 2 ou 3 opérations plutôt qu'une seule et cela rapportera plus de faire une division que 2 additions, le Graal étant le coup mathador qui consiste à utiliser les 5 nombres et les 4 opérations. Ce jeu a tout un tas de points forts mais à mon sens, le principal, est que tous les élèves quelque soit leur niveau peuvent jouer et trouver. En effet, les moins à l'aise peuvent trouver le résultat en 2 opérations qui ne rapporteront pas énormément de points mais ils sont quand même en réussite et cela joue sur la motivation.

     

     Je trouve ce jeu très intéressant depuis que je l'ai découvert mais j'en appris beaucoup plus cette semaine (mais aussi cette année) en participant à un bilan d'étape d'un projet eFRAN en Bourgogne qui associe CANOPE, des classes d'écoles et de collèges et des chercheurs.

    Mathador ou la collaboration école-recherche !

     

    Cliquez sur l'image pour en savoir plus sur le projet

    En fait, ce projet appelé Territoire calculant a pour objectifs de fournir d'ici 3 ans une application multiplateforme qui puisse : 

    - indiquer les profils des élèves dans ce jeu afin de mieux les connaitre et percevoir leurs points forts ou faibles afin de les aider

    - proposer une application adaptative qui s'adaptera au profil de l'élève en lui donnant des calculs qui devront lui permettre de progresser (adaptation à son niveau + propositions de calculs en fonction de son profil ).

    A ce titre les classes qui se sont inscrites dans le projet bénéficient de l'application gratuite mais s'engagent à ce que les élèves pratiquent 15 min par semaine. En fait, tous les résultats trouvés par les élèves sont ensuite transférés dans un serveur de données qui sert de base de recherche pour les 3 scientifiques associés au projet. En outre, les enseignants bénéficient d'un accompagnement sur les utilisations de l'application et de partages de pratiques autour du jeu mais aussi son articulation avec l'enseignement du calcul mental en classe.

     

    Bon, ben me direz-vous, c'est peut être chouette ton truc mais on voit pas trop l'intérêt de ton article !

    Et c'est là où je vous sors 2 arguments qui m'ont fait m'enthousiasmer cette semaine : 

    - découvrir en quoi l'école et la recherche peuvent être liés et surtout en quoi la recherche peut aider l'enseignement

    - le jeu est un formidable outil pour apprendre pour les élèves n'est pas juste une expression de certains mais une réalité vécue par les élèves, prouvée par les scientifiques et une aide immense pour nous.

    École-Recherche 

    Depuis quelques temps , en suivant l'actualité sur l'Education, je me rends compte que ces liens commencent à se développer fortement et surtout que nous enseignants y sommes de plus en plus associés en nombre. Je pense que c'est une bonne chose d'avoir un lien direct avec la recherche pour savoir quelles pratiques péda peuvent avoir quels effets et surtout comment ne pas trop tâtonner  (voire s'arrêter) dans nos essais pour faire progresser nos élèves. En outre, ces liens peuvent aussi permettre de faire connaitre ce monde de la recherche à nos élèves (mais ça j'en reparlerai l'an prochain).

    Donc, ce mercredi, les 3 chercheurs associés au projet #Territoire calculant étaient présents pour nous expliquer leur parcours, leur rôle mais aussi détailler quelques éléments de leur travail :

    Isabelle Ludier, chercheuse en didactique des maths, s'intéresse à la manière dont les élèves jouent et mettent en place des stratégies dans la pratique de Mathador. Elle s'appuie sur 2 éléments : les données de jeu recueillies mais va aussi observer l'usage en classe. 

    A ce titre, elle nous appris que les élèves mettaient naturellement en place des stratégies :

    - utilisation important de la touche retour, qui permet d'effacer un calcul et donne aussi une indication sur le fait qu'on s'est rapproché ou non du nombre cible

    - la majorité des parties pour les débutants commence par une multiplication qui doit permettre aux élèves de trouver une approximation du nombre cible

    - pour ceux qui jouent à Mathador Chrono, elle nous appris que du fait de la variable temps ajoutée, on voyait se mettre en place 2 techniques : passer des calculs rapidement jusqu'à trouver celui qu'on pense faisable ou bien passer du temps sur chaque calcul.

     

    Sébastien Puma, chercheur en psychologie cognitive, travaille sur les données de base numérique afin de comprendre comment les élèves font pour raisonner dans ce jeu et comment ils traitent les informations pour résoudre ces calculs.

    Il nous a présenté rapidement des éléments sur le fonctionnement de la mémoire et notamment la mémoire de travail, les étapes de la mémoire ( encodage, rétention et la récupération des infos) mais aussi les éléments qui favorisent ou perturbent notre mémoire de travail. Ainsi, on peut la faire augmenter si on utilise plusieurs registres (corporel, automatique, musicale, ...) mais aussi en veillant à ce que les informations à traiter soient accessibles facilement. En effet, dans l'utilisation de notre mémoire de travail, nous risquons de la faire diminuer si nous devons en plus utiliser beaucoup d'attention pour repérer les informations utiles.

    Il a aussi parlé des éléments qui permettaient une mise en mémoire à plus long terme d'informations nouvelles (leçon). Le fait de s'entrainer en se testant (évaluation sur les connaissances) plutôt qu'en répétant les infos (mise en mémoire de leçon) avantageait la mise en mémoire. 

    Il nous enfin parlé de la charge cognitive en nous disant bien que  si un élève n'a pas assez de maitrise pour traiter des infos complexes, il est inutile qu'il continue car ce sera trop complexe à traiter, l'attention étant surutilisée, la mémoire de travail est d'autant diminuée. 

    J'ai trouvé cela intéressant et cela conforte mon ressenti pratique sur ces points dans la mise en place d'évaluations par ceintures.

     Puis le statisticien Matthieu Saumard a expliqué en quoi ses compétences vont lui permettre à partir des données récoltées de construire les profils des élèves pour que les enseignants puissent les connaitre mais aussi pour que le jeu propose des calculs liés à ce profil.

     Le jeu en et hors classe

    Lors de cette journée, nous avons eu des compte-rendus sur la pratique des élèves via les données recueillies mais aussi des éléments apportés par d'autres collègues qui ont présenté leur utilisation en classe de Mathador. 

    Nous avons appris qu'en plus de la pratique de classe, beaucoup d'élèves jouaient à la maison. Ce qui est intéressant, c'est que cet outil qui fait travailler le calcul mental est perçu comme un jeu parmi d'autres à la maison. Il a ainsi la vertu d'assurer une motivation dans cette pratique mais aussi une pratique régulière qui favorise la progression.

    Les collègues qui ont plus précisément observé la pratique de leurs élèves se sont rendus compte que tous les élèves se lançaient sans complexe car ils se savaient en réussite. En effet, pour les plus en difficulté, il peut être simple de marquer beaucoup de points en accumulant les calculs corrects par 2 opérations (souvent addition et multiplication ou soustraction). Le fait de passer à un 3è calcul pour trouver ce nombre cible montre la capacité des élèves à entrer dans un raisonnement.

    Néanmoins, il est nécessaire de s'appuyer sur du travail en classe pour que tous progressent et passent un cap. Ainsi, les élèves en difficulté n'arrivent que très rarement à trouver le nombre cible en plus de 2 coups et c'est là que l'enseignant doit proposer des activités de classe pour aider.

    Il nous a été dit que le fait de prendre le temps de découvrir et d'écrire différentes procédures au tableau permettaient que les élèves essaient d'en reproduire ultérieurement pour trouver un résultat. 

     Enfin, Eric Trouillot, concepteur du jeu et prof de maths, nous a présenté les différentes évolutions du jeu depuis sa création mais aussi l'importance de lier jeu et programmation en calcul mental. A ce titre, il a expliqué qu'il peut être intéressant dans toute notion travaillée en CM de finir par une partie de Mathador en y associant les éléments de la notion. Pour en savoir plus, je vous conseille son blog.

    Voici aussi un site qui permet de créer des parties de mathador avec la classe et de trouver toutes les solutions.

    Pour finir, un récapitulatif de la journée du 7 juin à Dijon autour de ce projet qui a permis la rencontre des les acteurs et d'envisager la suite.

     

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  •  Durant cette dernière période de l'année, je fais participer mes élèves via twitter à un défi qui s'appelle #DefiCoding2017 (défi proposé par et @Paola__edu) . Le principe du défi est de faire faire de la programmation informatique via des applications (comme scratch) ou des robots. Et cette année, il a été décidé que le codage se ferait à partir de musiques créées par les élèves. Le programme annoncé est donc de composer des musiques au mois de mai et de faire faire le codage sur ces musiques en juin (en faisant par exemple danser un personnage sur la musique).

    Créer de la musique en classe ? C'est possible !

    En lisant de quoi il retournait au départ, j'ai trouvé cela très ambitieux ! Alors autant, je n'y connais rien en codage mais vu les outils / propositions /aides /articles sur le sujet, je me dis que je vais tranquillement y arriver en tâtonnant avec mes élèves durant ce dernier mois de l'année scolaire. Par contre, je me demandais vraiment comment mes élèves pouvaient bien en un mois créer une seule musique alors que je n'ai que 3 apprentis musiciens dans la classe et que quelques bases musicales  personnelles. 

    Et puis, j'ai découvert comme tous les participants au projet toutes les vidéos ci-dessous ! Ce sont des pépites faites par Nicolas Olivier, professeur d'éducation musicale dans le secondaire

    Je n'ai eu à faire regarder que 2 de ces vidéos à mes élèves pour qu'en 2 semaines, j'ai une dizaine de créations musicales ! En fait, ce collègue présente dans une première vidéo les bases musicales nécessaires pour construire de la musique (pulsation, mesure et carrure) avant dans les autres de présenter comment utiliser des applications pour composer soi-même à partir de bibliothèques très riches d'échantillons musicaux. 

    Toutes les explications complémentaires sont ici : 

     http://edmustech.fr/2017/01/22/wtf-2-carrure-suite-experience-youtubeur/

    http://edmustech.fr/2017/05/05/apprendre-creer-musique-android-windows/

         

    Après quelques tâtonnements de mes élèves la première semaine, j'ai mis en place 3 séances pour aller un peu plus loin que la simple création musicale (en utilisant Music Maker Jam, car j'ai 4 tablettes Androïd dans ma classe).

    Séance 1 : découvertes et premiers essais

     - visionnage des 2 vidéos (ci-dessus)

    - description et définition des éléments présentés (pulsation, temps, mesure, carrure, organisation des parties)

    - identification : à partir d'écoutes musicales de la classe, de créations ou de musique actuelle, les élèves identifient la pulsation (en hochant la tête),  les mesures ou repèrent les changements de partie. Je les fais aussi repérer les éléments qui annoncent les changements (breaks pour les batteurs).

    - mise en place de groupes avec une tablette et les élèves essaient de construire une musique intelligible. Pour réussir, ils peuvent changer ou ajouter des instruments sur chaque partie mais généralement pas tous les éléments à la fois. 

    Créer de la musique en classe ? C'est possible !

    Notice d'edmustech pour se lancer avec Music Maker Jam

    - en fin de séance, on refait le travail d'identification sur les créations des élèves et c'est l'occasion de critiques entre élèves ("on a du mal à trouver la pulsation", "ça change beaucoup entre 2 parties" ...)

    Séance 2 : constructions de musiques 

    - retour sur les créations de la semaine précédente ou celles de la semaine : identification des éléments et critiques. 

    - les élèves se répartissent dans les même groupes que la semaine précédente avec une tablette. Sauf qu'ils n'ont pas droit d'y toucher avant d'avoir défini en groupe les éléments de base de leur composition (tempo de la puslation, carrure, organisation en empilement / A B A / A B A B)

    - création de la musique en choisissant les instruments ou sons de chaque partie en respectant ce qui a été convenu

    - enregistrement ou partage avec trace écrite du projet réalisé

    Exemple :

    Séance 3 : créations de musicogrammes pour partager les créations

    - créations avec construction du musicogramme associé : les groupes écrivent et composent leur création puis remplissent leur musicogramme spécifique qui sera donné à un autre groupe.

    - enregistrements des créations : les créations sont enregistrées mais par un autre groupe qui doit suivre le musicogramme. Avant l'enregistrement, il est joué une première fois et les élèves des 2 groupes interagissent pour savoir si ce qui a été prévu est effectivement joué.

    - partage des enregistrements et des musicogrammes sur Twitter afin que d'autres puissent reproduire les créations.

    Fiches pour les élèves :

    Mémento d'une création musicale                                  Musicogrammes      

    Créer de la musique en classe ? C'est possible !             Créer de la musique en classe ? C'est possible !

     

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  • L'an dernier, j'avais fait participer ma classe au projet "La classe l'oeuvre" en partenariat avec notre musée municipal. Mes élèves avaient construit une vidéo décrivant une peinture de notre ville. 

    Cette année, je n'avais pas d'idée particulière pour participer à nouveau et puis ...

    En décembre 2016, la médiatrice du Musée de Nuits-Saint-Georges a proposé aux classes de l'école de participer à nouveau au projet "La Classe l'Oeuvre" en décrivant sur quelles oeuvres du musée il était envisageable de travailler. Dans la liste est apparue la collection des cartes postales anciennes de notre ville qui permettent de voir quelques lieux ou bâtiments évoluer sur plus de 100 ans. Ayant fait un travail de présentation de notre ville via un projet twitter en début d'année, qui s'appelait #twittville, j'ai proposé de faire un peu la même chose via une visite virtuelle (ou guidée et augmentée) en utilisant ces cartes postales.

    Et là, au lieu de m'y mettre seul, ma collègue de CM1-CM2 (comme moi) de l'école a proposé aussi de participer avec ses élèves.

     

    Le projet s'est alors concentré sur la création d'une visite guidée virtuelle de la ville via une application numérique. Le support de cette application est le logiciel en ligne Guidigo.com qui propose sur tablette ou téléphone de parcourir différentes étapes guidées avec des présentations interactives mêlant images, son et texte.

     

    Présentation des différentes étapes du projet :

    - découverte de la Ville et de son évolution grâce à l'étude des cartes postales au cours de 2 interventions de la médiatrice du Musée Municipal. Chaque élève s'est vu remettre un carnet récapitulatif des différentes étapes avec un questionnaire (lieux de la villes : la Poste, les halles, le beffroi, les écoles, la mairie, le musée, les églises, un lavoir, un jardin et un monument)

    Projet de visite virtuelle de notre ville sur 100 ans

    - création par les élèves en binôme d'un texte présentant une des 12 étapes ciblées pour le projet en s'appuyant sur les cartes postales, le livret-élève ou les notes prises durant les visites. Pour une seule étape , il pouvait donc y avoir 2 ou 3 textes différents.

    - mise en place d'un espace de stockage numérique pour y déposer les différentes réalisations et permettre l'accès aux enseignants et à la médiatrice pour les modifications ultérieures

    - correction des textes par la médiatrice concernant les éléments historiques des textes produits

    - début mars , au retour des vacances, création de groupes de 3 à 5 élèves pour la rédaction d'un texte définitif et complet sur une étape à partir des premières productions corrigées. Ces textes définitifs seront les supports de l'application (texte affiché mais aussi entendu lors de chaque étape)

    - conception du parcours dans la ville des 12 étapes : sur une carte puis en ville avec vote pour choisir le parcours le plus court et le plus pratique. Un essai avec la lecture des textes a permis de montrer la pertinence d'un parcours vis à vis des autres

    Projet de visite virtuelle de notre ville sur 100 ans

    - enregistrement des textes en mp3 après validation définitive des textes par les musée et écoutes pour identifier les améliorations éventuelles pour un 2è enregistrement ou des modifications (coupures ou montages) via le logiciel audio Audacity

    Projet de visite virtuelle de notre ville sur 100 ans

    - création des dessins sur les images à la manière de Jean Leclercqz avec des dessins de personnages anciens sur les lieux actuelles et des personnages contemporains sur les cartes postales anciennes

    Projet de visite virtuelle de notre ville sur 100 ans

    - création du parcours en ligne : il a fallu compléter la présentation générale, créer chaque étape (en y ajoutant texte, son et photos arrangées), organiser les étapes sur la carte et finaliser le projet (notamment concernant les différents droits)

    Projet de visite virtuelle de notre ville sur 100 ans

    - écriture et envoi d'invitations pour la présentation officielle de l'application lors de la Nuit des Musées, 20 mai 2017

    - essai du parcours par une classe et les adultes avec des tablettes et retours sur des points à améliorer

    - et le 20 mai prochain à partir de 16hprésentation du projet lors de la Nuit des Musées : les élèves deviennent médiateurs de leur patrimoine. 

    L'application étant en cours de fabrication elle n'est pas encore publiée mais le sera pour le 20 mai. A partir ce jour-là, il sera possible de télécharger l'application et le parcours pour les faire in-situ ou bien faire le parcours à distance.

     En tout cas, si cela vous intéresse suivez la préparation de notre évènement ici!

     

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  • Pour le TBI, en dehors des logiciels fonctionnant avec l'achat du matériel et certains sites (sauf qu'il faut beaucoup chercher), il est difficile d'avoir accès à des applications ou activités vraiment interactives (pour les élèves) mais aussi simples d'utilisation.

    Je propose ici de parler de 2 outils (en fait 35 outils au total) qui me semblent incontournables, simples, et très pratiques à beaucoup de niveaux (cycle 2 et 3).

    Le premier regroupe 34 activités interactives et s'appelle 34 outils interactifs pour l'école. Il est payant (89€) mais un achat pour l'école est idéal sachant qu'on peut l'installer sur tous les ordis sans souci (ou le télécharger).

    Outils interactifs pour TBI en Français et Maths

     

    Certains pensent peut-être que c'est un gadget de plus ! Et je dis non, pour vous le prouver, voici juste la liste des 34 activités pour vous montrer en quoi il est indispensable à tous  :

    Activité 1 : Minuteur visuel  Activité 2 : Horloge réelle Activité 3 : Heures et minutes
    Activité 4 : Objets et numération Activité 5 : Numérations et groupements  Activité 6 : Nombres aléatoires
    Activité 7 : Compteur Activité 8 : Tableau de numération Activité 9 : Table d’addition
    Activité 10 : Table de multiplication Activité 11 : Opérations posées. Activité 12 : Calculettes
    Activité 13 : Calcul mental Activité 14 : Formes et figures Activité 15 : Mesures
    Activité 16 : Lignes graduées Activité 17 : Tableaux de conversions Activité 18 : Peser un objet
    Activité 19 : Monnaie Activité 20 : Camemberts Activité 21 : Angles
    Activité 22 : Solides Activité 23 : Étiquettes mots et paragraphes Activité 24 : Étiquettes textes et images
    Activité 25 : Écriture des chiffres et des lettres Activité 26 : Analyse de phrases par identification Activité  27 : Analyse de phrases par classement
    Activité 28 : Nature des mots Activité 29 : Conjugaisons Activité 30 : Tableaux
    Activité 31 : Cahier de textes Activité 32 : Météo Activité 33 : Fonds d’écran
    Activité 34 : Multiécrans    

                  Et là, on voit bien que la totalité des travaux en maths du CP au CM2 peuvent s'appuyer sur ces activités (mesures, numération, calcul, calcul mental et problèmes simples). Certaines activités peuvent aussi permettre de travailler en français (étiquettes, classes, analyse de phrase,...) et les derniers outils sont pratiques pour des activités du quotidien comme la météo, les lignages ou la cahier de textes. 

     En plus la majorité de ces activités son paramétrables, ce qui implique qu'une même activité peut être utilisée du CP au CM en adaptant les données. Par exemple, on peut faire varier les graduations des lignes graduées en fonction des besoins.

    Enfin, ces activités sont à mon sens un outil très pratique pour mettre en place des ateliers sur TBI ou sur ordinateurs où les élèves peuvent manipuler. On peut aussi imaginer que les élèves viennent sur la matériel lancer une activité en autonomie pour les aider à réussir une tâche complexe pour eux (comme des conversions, des pesées, ...).

    Si vous voulez en savoir plus, il suffit de cliquer sur l'image en haut qui vous envoie vers le site du concepteur, un collègue directeur d'école. Je vous mets aussi ci-dessous le guide pédagogique qui facilite la prise en main.

    Outils interactifs pour TBI en Français et Maths

     

     

      Le deuxième outil que je viens de découvrir s'appelle iGrammaire et propose de faire de la grammaire en manipulant sur internet. Il s'agit d'un site dans lequel on peut travailler l'analyse grammaticale des fonctions de la phrase par des manipulations visibles.

    Voici la présentation faite sur le site du café pédagogique : "Créé par Loïc Pastor, professeur de lettres au collège Jean Jaurès de La Ciotat, le site i-grammaire se veut un site de « grammaire interactive rénovée ». Il invite à manipuler en ligne les groupes grammaticaux conformément à « la démarche demandée par les nouveaux programmes pour une grammaire rénovée : substitutions, déplacements, ajout, suppression... » Des corpus de phrases sont proposés aux enseignants qui peuvent insérer leurs propres propositions de travail."

    Voici une vidéo explicative : 

    L'intérêt de cet outil est triple :

    - Personnalisable dans les contenus : 

    On commence en fait un travail en choisissant d'écrire une phrase ou d'importer un corpus de phrases. Elles peuvent être adaptées au niveau de la classe, en rapport ou non avec un travail en orthographe et à chaque fois qu'on a fini d'étudier une phrase, elle est mémorisée et peut être reprise la fois suivant pour se rappeler.

    - Logique et rigoureux dans l'analyse : 

    L'étude des fonctions de la phrase suit la logique (verbe conjugué - sujet - compléments qui sont ensuite précisés). L'intérêt est qu'à chaque étape, on fait des vérifications qui apparaissent à l'écran (encadrement, pronominalisation , déplacement) et on valide ou non la transformation pour savoir si ce qu'on a identifié est le bon groupe. En fait, c'est l'élève qui se vérifie visuellement. Ce qui est l'avantage principal par rapport au travail fait en classe où généralement on fait ces transformations à l'oral, empêchant certains élèves de prendre des repères et donc de mieux maitriser cette analyse.

    Seul petit hic, l'outil étant conçu pour le collège, il n'y a pas de vérification pour le verbe conjugué et il faut donc faire attention à ce que les élèves fassent les manipulations à l'oral (encadrement par la négation et changement de temps) surtout pour ne pas rater les verbes aux temps composés.

    - Utilisable de plusieurs manières :

    On peut utiliser l'outil pour le rituel d'analyse grammaticale des fonctions en grand groupe, mais on peut aussi l'utiliser en ateliers ou groupes de besoin. Je pense pour la 5è période l'utiliser qu'avec ceux qui ont des difficultés pour qu'ils puissent faire toutes les étapes de manière guidée. On peut aussi imaginer donner à des élèves des phrases à analyser régulièrement et l'obligation d'utiliser l'outil pour vérifier ou se corriger.

    Interface d'iGrammaire

    Outils interactifs pour TBI en Français et Maths

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  • Au mois de février dernier, je me suis lancé sur Twitter et plus ça va, plus  j'ai l'impression que c'est une grande salle des profs où tout est possible.

    En septembre , j'ai participé à un Twittconseil, une sorte de chat sur twitter entre prof des écoles, qui fait le point sur les actions qui seront mises en place entre Twittclasses durant l'année scolaire. Les projets déjà menés les années précédentes sont relancés puis il est demandé si des gens veulent proposer quelque chose. En n'ayant aucune idée de ce sur quoi cela pouvait aboutir, j'ai lancé l'idée de faire des textes façon OULIPO sur Twitter et de proposer un petit concours entre classes. L'idée m'est venue comme cela en associant divers projets d'écrits que je suivais et qui me plaisaient.

    Et puis , de fil en aiguille, je me suis retrouvé à lancer un Projet entre twittclasses qui s'appelle #twoulipo et qui débute bientôt.

    OULIPO ???

    Alors avant de présenter plus précisément ce projet, il me semble nécessaire de parler de l'OULIPO. Je l'ai découvert pour la première fois à la fac de sciences dans un module de français (tout un programme) et depuis c'est une pratique que j'essaie de mettre en oeuvre annuellement dans ma classe. 

    Voici la fiche que j'utilise tous les ans comme récapitulatif de nos pratiques oulipiennes en classe. 

    Faire de l'OULIPO via Twitter !

     

    Le projet #twoulipo

    Et cette année, au lieu de faire des textes dans la classe et d'en lire quelques-uns à haute voix (toujours avec un grand succès auprès des élèves !), nous allons partager nos trouvailles avec des classes de 3 continents en faisant un petit concours.

    Voici le descriptif détaillé du projet #twoulipo

    Faire de l'OULIPO via Twitter !

     

     En pratique

    Durant les 5 premières semaines de la prochaine période, les élèves participant doivent écrire chaque semaine un texte qui respecte une contrainte de l'Oulipo et ils choisissent les 3 meilleurs avant des les Tweeter. La semaine suivante, tous les tweets sont réunis pour faire un vote (via formulaire) des meilleurs textes parmi les classes. C'est l'occasion de lire le travail des autres ! Et ainsi de suite pendant 5 semaines ...

     Les classes auront pour se lancer chaque semaine une petite vidéo à regarder afin de savoir quelle contrainte ils doivent respecter . Ils pourront aussi s'aider d'une affiche pour la classe pour se rappeler de la contrainte durant la semaine et garder une trace collective des travaux envoyés.

    Voici les vidéos et affiches  :

    Contrainte : acronyme

    de C.A.H.I.E.R. ou ...

     

      affiche 

    Contrainte : définition inventée 

    de aconit, coquefredouille ou férule

     
     

    affiche_2

    Contrainte : tautogramme en "d"

       affiche_3

    Contrainte : pangramme

     
      affiche 4

    Contrainte(s) : chaque classe choisit la contrainte d'une autre classe parmi lipogramme, anagramme, liponyme, palindrome ou monoconsonnantisme

     
     

     affiche_5a_

     affiche_5b

     affiche_5c_

     affiche_5d

     affiche_5e_

     Alors si cela vous dit, vous pouvez aussi faire un peu d'Oulipo

    en même temps que nous durant la prochaine période !

     

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  • Cette semaine, je suis tombé presque par hasard sur un article parlant des BRNE. Je crois bien que j'avais déjà vu ce sigle quelque part sur Eduscol un jour, mais je ne m'y étais pas du tout intéressé (à vrai dire parce que je trouve que les sites officiels ne proposent pas forcément des ressources toujours pertinentes et en quantité suffisante).

    Ce coup-ci, je suis allé voir de plus prêt et j'ai été drôlement et agréablement étonné.

    BRNE est l'ensemble des banques de ressources numériques mises en ligne grâce aux éditeurs dans le cadre du plan Numérique.

    Voici la présentation (cliquez dessus pour accéder au site ecole.numerique)

    Les banques de ressources numériques, vous connaissez ?

     

    Ces banques sont en fait des sites d'éditeurs dédiés à des matières et proposant des ressource variées mais aussi de créer des séquences et même de proposer des parcours à des élèves qui s'identifieront avec possibilité de voir leurs résultats.

    Pour le cycle 3, il existe 3 banques :

    Nom La Digitheque Belin NetÉduc-cloud brne.bayardeducation
    Matières Français-Histoire-Géographie-Sciences Mathématiques Langues
    Lien (en cliquant sur l'image)

    Les banques de ressources numériques, vous connaissez ?

    Les banques de ressources numériques, vous connaissez ?

    Les banques de ressources numériques, vous connaissez ?

    Fiche explicative ici  ici et notice enseignant ici et notice enseignant

    Pour accéder à ces banques vous devez vous créer un compte dans chacune en utilisant votre mail académique. C'est un peu dommage de voir faire 3 fois la même chose mais cela peut vraiment valoir le coup.

    Types de ressources   Animations (en sciences, frises, cartes géographiques des manuels) , exercices en ligne en français, textes et audios de littérature  Fiches d'aides pour les enseignants, vidéos, exercices-activités en ligne  Activités d'apprentissage du voc, de civilisation, de production écrite, orale, de compréhension sous forme ludique
    Utilisations possibles

     - Montrer les ressources

    - construire une séance avec les différentes ressources 

    - Possibilité de donner un travail à faire aux élèves avec suivi 

     - création de séances (parcours) avec les différentes ressources qui nous intéressent

    - projection des nombreuses animations/exercices au TBI

     - projection des ressources 

    - création de parcours pour les élèves avec activités variées en langue (compréhension écrite, orale, Production écrite /orale,...)

    Avantages

     - interface intuitive 

    - ressources importantes (issues des manuels)

    - possibilité de charger ses docs pour les séances

     - ressources variées et de grande qualité (notamment sur la programmation en informatique via scratch)

    - possibilité de télécharger toutes les ressources (animations, exercices interactifs, vidéos) pour les montrer hors ligne

    - fiches pédagogiques intéressantes

     - des ressources énormes pour TBI avec flashcards et son, memory, découverte en civilisation)

    - création de parcours différents en fonction des élèves

    - tout le programme d'anglais ou presque

     

    Inconvénients  - peu d'exercices en français pour l'instant à mon gout (ou en comparaison d'autres)

     - interface trop simpliste

    - je n'ai pas compris le principe de construction des parcours

     - possibilité de personnaliser à la marge les exercices

    - activités répétitives 

    Bonus de chaque banque

     - création de ses séances avec possibilité de suivi des élèves (un vrai ENT)

    - animations très variées et nombreuses en sciences, histoire et géo

     - toutes les activités cabrilog !!! (le rêve)

    - possibilité de créer ses activités ou exercices (non mais allo ! quoi !)

    - activités avec enregistrement de l'élève (sur son ordi ou en classe et la possibilité de se réécouter) 

    - Des Parcours (séquences) clé en main pour se lancer en douceur

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  • Bon, après y avoir tous jeté un oeil plus ou moins sérieux, il faut bien se mettre à la rédaction de nos nouveaux bulletins via LSUN. Dès lors quel que soit l'outil que l'on utilise pour réaliser ces bulletins (selon la période qui vous convient), LSUN institue quelques nouvelles règles qui imposent un regard nouveau sur nos pratiques d'évaluation et surtout sur les appréciations.

    Ainsi, on apprécie (ou pas) la simplicité de lecture de chaque discipline qui n'affiche qu'une croix quel que soit le nombre de notions travaillées ou de compétences évaluées; on sait (ou pas) choisir parmi les 4 critères ("non atteint, partiellement atteints,  atteints ou dépassés) d'évaluation de maitrise dans chaque discipline. 

    Mais ce qui pour moi est réellement nouveau et me semble très intéressant dans ma pratique d'évaluation, c'est la fameuse colonne 3 (acquisitions, progrès ou difficultés). Elle amène quelque chose de nouveau : la possibilité de préciser pour chaque élève des points précis du programme sur lequel il est très à l'aise ou bien en difficulté. A mon sens, cela a toujours été le défaut des différents bulletins que j'ai pu rendre depuis mon entrée dans le métier, qu'ils soient présentés avec des notes ou des compétences. En effet, en discutant avec les collègues et en me plaçant en tant que père d'élève, je me rends compte que ceux qui reçoivent le bulletin (élèves ou parents) ne regardent que distraitement ce qui semble essentiel à l'enseignant pour se concentrer sur d'autres aspects.

    Évaluer autrement grâce à LSUN

    Quand le bulletin est noté, le regard est attiré par les notes qui nous préoccupent (combien au-dessous ou au-dessous de la moyenne) et nous rentrons vite dans les comparaisons (avec la moyenne de la classe, la moins bonne ou la meilleure moyenne). 

    Dans celui constitué de compétences, je me suis pris en tant que parent (comme mon fils et ses copains et copines) à compter combien de A, ECA ou NA pour voir s'il en avait plus ou moins qu'un autre. Et là, on se rend compte qu'il est difficile de s'écarter du chiffrement des connaissances et des comparaisons tout à fait relatives.

     

    Ainsi, la présentation du LSUN a à mon sens le double avantage face aux anciens bulletins de :

    - proposer de manière simple et claire les notions travaillées et leur maitrise globale

    - proposer grâce à la colonne 3 de personnaliser (dons sans comparaison) les différents états de maitrise de chaque élève dans toutes les matières et pour chaque notion.

    Il y a quelques années, j'ai eu durant un an un élève français qui avait toujours résidé aux USA. En récupérant son livret personnel à son arrivée, j'avais été étonné de ne voir aucune note , quelques explications succinctes des notions dans chaque discipline mais par contre une quantité impressionnante pour chaque matière d'explications sur la maitrise partielle de telle notion alors que telle autre était parfaitement acquise. J'avais dû lire tout ceci pour avoir une image des capacités de mon nouvel élève et j'avais été ensuite étonné de me rendre compte que j'en savais bien plus que sur d'autres élèves qui avaient fréquenté notre école depuis plusieurs années. 

    Néanmoins, je m'étais dit (comme vous tous dans la même situation) que ce devait être une sacrée usine à gaz pour concevoir de tels bulletins. J'ai eu la même impression en septembre quand on nous a présenté le bulletin façon LSU avec cette colonne 3. J'ai suivi un peu les discussions sur les réseaux sociaux et forums à ce sujet et l'idée d'évaluer autrement grâce à cette colonne a germé, surtout quand on a voulu compléter avec les collègues un livret pour de faux sur Edumoov et que l'on a vu que dans l'onglet appréciations il y avait 12 possibilités (générale, français, maths,..., parcours, ...) !

     

    Plutôt que d'apprécier la maitrise de telle notion pour tel élève au même moment, en fin de trimestre alors qu'on est fatigué, stressé et que la moitié des choses qu'il faudrait noter ont été effacées de notre mémoire, je me suis dit qu'il faudrait pouvoir le faire quotidiennement quand on sent que l'élève bloque sur une notion, est complètement passé à côté d'un travail ou bien vient de réaliser parfaitement une activité jusque là toujours ratée.

    Et je me suis demandé comment faire cela !! 

    Voici une proposition simple à mettre en oeuvre et inspirée des systèmes de Je Valide et Classe Dojo : 

    - j'ai conçu un questionnaire avec google drive dans lequel j'ai mis 3 items (le choix du prénom d'un élève, le choix de la matière à apprécier, une case pour écrire une appréciation ou remarques sur le travail de l'élève)

    - j'ai demandé la création d'une feuille de calcul (tableur simple) où vont s'afficher les différentes réponses que j'aurai donné.

    Ainsi, sur mon ordi perso, mon ordi relié au TBI ou la tablette de la classe, je vais concevoir une icone qui ouvrira le questionnaire en ligne. Ceci me permettra de faire un bilan rapide sur un élève pendant le temps de classe ou en fin de journée. Ensuite quand je le souhaite, je peux accéder à ma feuille de calcul pour copier-coller les notes prises dans le logiciel qui gère un bulletin LSUN. Pour simplifier la tâche, la feuille qui accueille les notes étant un tableur, je peux trier par élève et par matière ensuite pour aller plus vite dans le remplissage de la 3è colonne de mes bulletins. 

    Je pense que ce système facilitera aussi la rédaction des appréciations générales puisque mes impressions se baseront sur des éléments plus précis et plus nombreux.

     Voici la vidéo explicative de la création de l'outil.

    (Pour la création d'une icone, c'est ici)

    et voilà mon icone (cliquez dessus pour la télécharger)

    Évaluer autrement grâce à LSUN 

     

     

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  • Depuis la rentrée et les premières conférences pédagogiques, on entend revenir dans les discussions entre collègues le sujet du LSUN. Du fait de la mise en route dès cette année de l'outil mais aussi du manque d'information, de possibilité d'accès et de formation, les perceptions de chacun diffèrent et risquent de nous rebuter à se lancer dedans.

    Pour ma part, je suis le sujet depuis juillet et j'ai mis de côté tout ce que j'ai trouvé à ce sujet. Ainsi, je propose ci-dessous mes ressources mais aussi un point sur ce que je pense avoir compris de LSUN. Il est tout à fait possible que je me trompe sur certains points mais en tout cas, j'essaierai de m'appuyer sur des éléments tangibles à chaque fois. En effet, entre collègues, c'est parfois compliqué car on pense avoir compris telle chose avec tel interlocuteur et entendu telle autre avec untel, ce qui crée un joli mélange pas très clair. Et cela à un échelon local, ce qui fait qu'au niveau national, on doit travailler sur un même outil qui risque d'être compris de mille manières....

    1. Des ressources

     D'abord les vidéos proposées par Eduscol sur Dailymotion : elles présentent les différents onglets ou actions à mettre en oeuvre pour la prise en main de l'outil (pour les directeurs et les enseignants)

    LSUN : où en est-on ?

     

     

    Ces vidéos sont à compléter avec un guide pour utiliser LSUN très complet qui donne les détails sur choses basiques (se connecter en tant qu'enseignant, positionner ses types d'évals,...) : 

    LSUN : où en est-on ?

     

    Il y a aussi un guide de Soissons sur la prise en main complète par les enseignants : 

    LSUN : où en est-on ? 

    On trouve aussi sur le site de l'académie de Grenoble une présentation générale des principes du LSU (pour les enseignants, les élèves, les familles) et sur le site de la DANE de Besançon des explications sur ce que doit être cet outil et ce qu'il doit contenir (images ci-dessous cliquables pour mieux lire).

    LSUN : où en est-on ?

     

     

    LSUN : où en est-on ?

     

    Beaucoup de ces ressources viennent de lpamphile.fr 

    2. Ce que j'ai compris et donc ce qu'il est convenu de faire (ou pas)

    LSUN : où en est-on ?

    - Dans le bulletin périodique, les enseignants rentrent les compétences dans les différents domaines et ils doivent valider les acquis avec les intitulés  « non atteints », « partiellement atteints », « atteints » ou « dépassés ». 

    - les principaux élements du programme travaillés correspondent aux compétences des programmes (possibilité de choisir dans une liste) ou bien de les formuler à notre manière.

    - Il peut y avoir plusieurs compétences évaluées dans un sous-domaine, mais il n'y aura qu'une seule appréciation des acquis. Ainsi, dans la case "Etude de la langue", on peut noter 5 compétences variées en Conjugaison, Orthographe ... mais le positionnement individuel (atteint...) ne se fera que sur l'ensemble "Etude de la langue". Cela risque d'être compliqué de trouver un positionnement pour un élève qui a des acquis en grammaire mais des difficultés en orthographe.

    - La case Acquisitions, progrès et difficultés prend alors du sens puisqu'elle permet de noter pour chacun des élèves les éléments explicatifs du positionnement (ex :partiellement atteint car bonne maîtrise en grammaire mais difficultés en orthographe qui pourront être détaillées) Les aides pourront aussi apparaître au verso du bilan.

    LSUN : où en est-on ?

    - Au verso, l'enseignant renseignera une appréciation générale mais aussi les éléments relevant des différents parcours  (citoyen, artistique et de santé)

    - Pour les parcours, il est indiqué qu'il faudra donner une appréciation pour la classe qui correspondra plutôt aux actions, projets ou activités mises en oeuvre et l'appréciation individuelle qui pourrait notifier des éléments propres à un travail ou implication particulière d'un élève. (Je ne sais pas trop si cette partie devra nécessairement être remplie à chaque fois pour la partie ind.)

    En fin de cycle, un bilan de fin de cycle sera à éditer et concernera la maitrise des 8 composantes du Socle Commun avec les échelons (« 1. Maitrise insuffisante », «2. Maîtrise fragile », « 3.   Maitrise satisfaisante », « 4. Très bonne maitrise »)

    Pour les familles, à partir de décembre 2016, il devrait leur être possible d'accéder au bilan périodique qui ne serait plus à imprimer. La question de la signature des familles reste pour moi peu claire pour l'instant mais je me dis qu'au collège les bulletins sont envoyés sans forcément de vérification par retour signé. On risque donc de fonctionner de la sorte (ce qui m'arrangerait au regard du travail à faire en plus pour compléter les bilans). Que va-t-il se passer pour le 1 er trimestre ? (impression avec signature, envoi par mail à chaque parent du fichier pdf, ...).

    Pour info voici le calendrier de la mise en route de LSUN 

    → juillet 2016 : version 1 de généralisation (bilans périodiques, positionnements)

    → novembre 2016 : version 2 (mises à jour, paramétrages, transferts)

    → février 2017 : version 3 (recueil d’attestations, mises à jour)

    → avril 2017 : version 4 (bilans de cycle, mises à jour)

    -DERNIERE CHOSE et NON des MOINDRES pour beaucoup : les éditeurs privés de bulletins type Edumoov, Sacoche, ... La fiche technique de la DGESCO indique (p3) qu'on peut les utiliser pour compléter les bilans en ayant vérifié qu'ils ont obtenu une habilitation (qui arrivera ou pas courant novembre). Ce qui veut dire que dans un premier temps, nous risquons de continuer à utiliser nos anciens outils pour lancer la machine et faire le transfert sur LSUN avant l'envoi. Pour les utilisateurs d'Edumoov, je vous renvoie à cet article intéressant

     

    Ajout du 9/10/2016 : les grilles de pointages des compétences en cycle 2 et 3 à avoir sous le coude

     

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  • J'ai fait un article il y a quelques mois sur mon intention de lancer ma classe dans des activités avec Twitter. Je sais que vous vous dites qu'il est un peu tard pour se lancer sur Twitter pour cette année mais il me semble important de pouvoir partager à propos de tout ce que cet outil peut apporter ... et de rassurer certains sur la mise en oeuvre d'activités pédagogiques utilisant Twitter.

    Après avoir adopté ce réseau social pour ma veille éducative perso, j'ai réfléchi pour la rentrée 2016 à ce que pourraient être les projets de ma classe sur Twitter. Et il ne m'a pas fallu longtemps pour trouver des projets via Twitter pour des classes débutantes.

    Pour commencer, je me suis rendu compte que l'utilisation de Twitter impliquait déjà de nombreux apprentissages concernant la citoyenneté numérique. J'ai donc commencé ma première semaine de Twitter en faisant réfléchir les élèves sur ce qu'était ce réseau social et comment il devait être utilisé par la classe. Après un  débat riche, beaucoup des règles importantes sont apparues et j'ai réalisé une affiche de la charte de ma classe, mais aussi des documents pour l'élève et sa famille pour mieux comprendre ce que sera le travail via Twitter en classe.

    Voilà la charte que j'ai réalisée à partir du travail de mes élèves :

    La coopération via Twitter 

    ou en ligne

     

    Ainsi que les documents donnés aux familles (en m'inspirant du travail de @pinpi64) :

    Charte à signer                             Explication aux familles

    La coopération via Twitter            La coopération via Twitter

     

     Ensuite, je me suis inscrit durant l'été à 3 projets simples, faciles à mettre en place, s'appuyant sur les atouts de Twitter et prévus pour l'entrée dans la Twittosphère :

    #maclasse2016 (explication en ligne ici)

    Ce projet très simple consiste en la présentation de sa classe à la Twittosphère. Ainsi, les élèves écrivent des textes pour parler du matériel, de l'emploi du temps, de la cour, des activités faites en classe, des projets spécifiques et ils ajoutent à leur tweet #maclasse2016.

    #twittville (explication en ligne ici)

    Comme son nom l'indique #twittvile a pour objectif de présenter sa ville à toutes les classes participantes. Ce projet qui se déroule sur plusieurs semaines amène les élèves à :

    - découvrir ce qu'est un tweet, suivre un fil avec un # et comprendre comment fonctionne ce réseau social.

    - présenter géographiquement (sur une carte, en donnant des critères géographiques...)

    - parler de l'histoire et du patrimoine de sa ville 

    - présenter les activités culturelles et sportives

    - parler cuisine autour de recettes, plats ou produits typiques de sa ville 

    La coopération via Twitter

    #twittquest (explication en ligne)

    C'est un projet clé en main pour faire travailler les élèves en anglais sur la communication, la compréhension écrite/orale plusieurs fois dans l'année. Ainsi, durant ces semaines, la classe reçoit des questionnaires (sur 4 niveau) autour de sujets divers (programme) et doit répondre par un tweet ou la création d'une production (sonore, ....).

    #twictée

    Là je ne détaillerai pas le projet qui est super développé ici. Par contre, je peux dire que tous les débutants sont encadrés et aidés pour se lancer et que de nombreuses ressources sont disponibles pour faire au mieux.

    Et me direz-vous, et les élèves, qu'est-ce que cela leur apporte ce twitter ?

    Bon ben au début, je m'étais dit que notre fil servirait surtout d'une sorte de blog de classe où tous les élèves pourraient proposer leurs textes et ainsi faire découvrir aux parents la vie de la classe au quotidien. Et puis, le fait de s'inscrire à différents projets fait qu'on s'abonne au fil d'autres classes qui font de même. Et là, c'est l'occasion de découvrir, de lire, de répondre à un élève à l'autre bout de la France sur un sujet. En une semaine d'utilisation ponctuelle, mes élèves se sont pris au jeu et passent beaucoup de temps libre à vouloir parler de telle ou telle chose de la classe (les ceintures, les gammes, le sport,...) ou proposent un questionnaire à d'autres classes sur le nom de notre ville.

    Je me rends tout doucement compte que Twitter permet aux élèves d'écrire pour de vrai en sachant qu'ils vont être lus, exactement comme sur le principe du journal en classe coopérative. 

    Alors je ne sais pas trop où cela va me mener mais en tout cas, je me dis que c'est un outil très intéressant et tout à fait pertinent pour lancer des projets coopératifs via l'écrit, ce qui me manquait pour l'instant dan ma pratique. 

     

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