• Sincèrement, lorsque Jean-Michel Blanquer est parti, j’ai pensé que malgré ces 5 dernières années horribles au sein de l’Éducation nationale, on allait peut-être découvrir l’école d’après, un peu comme la promesse illusoire de 2020.

    Je me suis accroché non à de l’espoir, mais plutôt à une vision positive qui m’anime en tant qu’enseignant. Celle-ci permet à tout personnel de l’EN de ne pas que voir que le problème, le malheur, mais essayer d’imaginer la réparation, une solution, la reconstruction et l’évolution de chaque situation vécue dans sa classe, son école ou son établissement.

     

    Et puis le temps est passé et la machine a très vite repris son allure, sa direction sans se soucier de qui ou quoi que ce soit ! Je me suis mis aussi naturellement dans une position d’inconfort et de mal être face à cela, mais les quelques derniers jours de virages comme sur une route de montagne m’ont donné tellement la nausée qu’il faut que j’ouvre la fenêtre, que je prenne un peu l’air, mais le malaise étant bien là, il faudra aussi que j’évacue toute cette bile.

     

     

    En quelques semaines , mais cela fonctionne comme ça depuis des années, on fait face à des annonces de choses existantes, des débats sur de faux sujets éducatifs, des ressources sur tel sujet qui devient une nouvelle priorité (sachant qu’on en est à 15 priorités au minimum dans l’EN)

    Nombre de ces annonces sont pourtant contrecarrées par des études ou observations d’autres systèmes.

     

    Ainsi, alors que les priorités réelles sont la formation , les moyens (salaires, AESH, …), la réduction des inégalités qui sont des leviers pour faire monter le niveau, on nous rabâche tous les ans les marronniers qui sont :

    - le port de l’uniforme qui statuerait sur une égalité de façade, mais aussi cette année qui règlerait les atteintes à la laïcité

    - le retour aux fondamentaux en primaire avec une primarisation de la maternelle, toujours plus de français et de maths

    - de la dictée et du calcul mental qui ont un traitement à part, car on annonce leur retour alors même qu’ils n’ont jamais disparu.

    - les méthodes de lecture

    - des trucs sur le harcèlement, la laïcité … le tout souvent suite à des actes qui ont choqué l’opinion, à juste titre.

    Et tout ça arrange bien pas mal de monde, car cela fait causer sur l’éducation et donne une fausse impression de s’y intéresser. Suivant l’actualité de ce sujet depuis 20 ans , je ne crois pas qu’il y ait eu autre chose que cela de réellement discué , débattu ou vraiment envisagé. En outre, la plupart des réformes mises en place ont toujours eu pour effet l’inverse de ce qui était annoncé (formation initiale, programmes, emploi du temps...)

     

    En quelques années, cela s’est accentué avec une déconnexion complète de la personne qui est le supérieur de tous les personnels EN et sa propension à systématiquement s’adresser à l’opinion, à ne pas réellement défendre ses personnels et à jouer au mieux la division entre corps (1er Vs 2nd dgré, enseignant VS non-enseignant, base VS cadres). Alors oui, on reçoit vidéo ou textes en tant que personnels, mais juste pour nous annoncer ce qui a paru quelques jours avant dans les journaux et souvent qui impacte dès le jour même tout un pan de la stabilité de l’EN (Covid, mais aussi changement des programmes pour bac et annonce au dernier moment de la réintroduction de maths /suppression de la techno en 6e).

     

    Et la machine médiaticopolitique se met systématiquement en route sans vrais approfondissement ou réflexion (écartant de fait les experts ):

    - mise en avant de sujets marronniers avec des buzz, des émissions sur un truc inutile, des sondages à côté de la plaque , de fausses vraies enquêtes, mais rien sur le reste. Enfin si, des journalistes spécialisés ou des politiques au courant peuvent relayer d’autres sujets , éclairer sur des points , mettre en avant une situation qui pose réellement problème sauf qu’on ne les voit que très peu.

    Cette semaine encore, un homme attaque au couteau des gens dans une gare et on a des spécialistes et journalistes informés qui donnent à comprendre les éléments sur cette violence alors que concernant la dictée on vous sort juste en un PowerPoint les comparaisons 1987 , 2017 avec un exemple et quelques coups droits bien placés des journalistes vedettes pour le monde enseignant qui vont de raccourcis en imprécisions et mêmes mensonges (sans le savoir).

     

    - vision de la société complètement fausse de l’école qui était déjà en partie là mais qui est maintenant unanimement partagée, qu’on soit jeune ou vieux , de droite ou gauche, pauvre ou riche : « Le niveau baisse, c’était mieux avant et les profs sont nuls, c’est de leur faute au passage ».

     

    Alors, oui, je sais que toute la société étant passé à l’école elle est en mesure d’expliquer ce qui est bien , marche et ce qui devrait être fait sauf que cela n’est pas aussi simple et que je ne détaillerai pas, car les analogies avec les médecins garagistes et plombiers ont déjà pas mal été faites.

     

     

    Ainsi, on assiste avec l’appui des médias, du ministère, des éditorialistes et des pseudoconnaissaurs à un quadruple renversement des rôles qui fait que :

    - eux sont les savants et nous les sachants or tout personnel de l’EN a fait des études assez poussées dans un ou plusieurs domaines et a des connaissances en pédagogie qui en font savant à la foi du fond des connaissances à transmettre, mais aussi des formes pour que les élèves les comprennent et se les approprient.

    - eux ont le bon sens et nous sommes en proie à l’idéologie alors que ces personnes assènent des maximes sur le niveau, les compétences, la manière d'enseigner ou de gérer tel problème sans rien n’y connaitre et sans chercher à comprendre. L’idéologie est là et le pire est quand on accuse la pédagogie. Qui prend en compte les points de vue, ne cherche pas à simplifier àoutrane un exemple pour le généraliser, c’est bien le travail que les enseignants font chaque jour avec leus et il est impensable qu’ils puissent en être autrement dans leur argumentation. Et quand on commence à creuser un peu, l’argument d’être un pédagogiste est repris sans rien ne savoir de ce que c'est pour éviter toute opposition , pas de côté ou recherche de mieux comprendre.

    - eux sont dans la réflexion et les personnels de l’EN dans le jugement des personnes ou de valeur alors que qui annonce parle de méritocratie. Là aussi c'est l’inverse sachant qu’une grande partie de la société est maintenant convaincue que les problèmes, ce sont les personnels qui ne font qu’appliquer ce qui est décidé par les gouvernements. Quand on souhaite soumettre une critique basée sur le terrain c'est qu’on juge la personne alors qu’on passe notre temps au quotidien à faire le contraire pour réellement essayer d’inclure l’ensemble des élèves et pas juste faire de l’affichage dessus ! Et même, on fait au contraire plus que bien ce travail sur la liberté de penser quand la société vante et met en place le prêt à consommer , le prêt à réfléchir avec certains médias et réseaux qui surfent sur des audiences uniquement à coup de marronniers ,des débats sans maitrise, l’annonce du bon sens oublié et l’absence d’empathie.

    Et là, on nous ressort, « ce qui est simple s’énonce clairement… sauf qu’ enseigner et faire que les élèves apprennent c’est tout sauf simple …

    - Enfin, l’argument toujours repris et le fait que l’EN est corporatiste et auto centrée, mais les grèves sont faites pour qui généralement ? Les élèves et la situation de l’école, pas celle individuelle de chaque enseignant ou membre de l’EN qui ce n’est plus à prouver est indigne de la France

     

    Au final, tout cela permet d’éviter de réfléchir à mieux ou autrement et renforce la méfiance envers l’école et ceux qui la font alors que c’est envers ceux qui décident que cela devrait se tourner. Comment alors s’étonner de l’ opposition la contestation,l’ absence d’empathie ou la volonté de main mise sur l’école d’une partie de la société face à cet universalisme qu’elle a à proposer et partager. L’école est à rebours de la société, mais comme on évitera de réfléchir à celle-ci on sacralise l’école qui devient la solution à tout ..

     

     

    Les problèmes actuels sont là depuis un moment : l’EN est malade

     

    - des changements … mais rien ne change réellement

    Les changements incessants font qu’on n’applique rien et que tout est à chaque fois effacé sans analyse pour faire du nouveau (souvent une reprise d’un autre truc dit auparavant et annoncé comme la solution), qu’on fatigue, qu’on abandonne, qu’on n’a plus envie.

    Comment changer quand tout ce qui est annoncé comme réforme se fait contre l’EN sans tenir compte des personnels Au final c’est juste perçu comme contrainte pas autre chose !

    - des programmes. À chaque annonce, un ajout au programme et de nouvelles ressources qui font qu’on ne peut rien mettre en place, car plus aucun moyen pour former, mais aussi réellement appliquer ces décisions , adaptations nécessaire à l’inclusion de tous. Le temps a été supprimé et on va juste externaliser l’aide pour certains !

    - des formations absentes. On est dans l’ information tout au plus. On ne fait que sur ce qui est prioritaire sur l’instant (et surtout sur ces fondamentaux qui ne veulent rien dire). On oublie des pans entiers de la formation. En plus du disciplinaire, il y a le travail d’équipe, l’évaluation, la gestion réelle des besoins des élèves, l’organisation des apprentissages.

    - de l’argent. On sort tous les jours les inégalités financières entre degrés, entre régions, entre public et privé, mais tout ce qui est annoncé n’affecte rien … et puis les salaires, tout le monde le sait mais tout le monde se tait !

     

    L’ objectif final ! Il n’y a pas de miracle ou de personne qui va tout résoudre, mais juste une culture qui est à revoir sur l’école :

    - qui est prêt à laisser du temps ?

    - qui est prêt pour être à l’écoute de tous ?

    - qui est prêt à avancer sur un budget net et pas mensonger ?

    -qui est prêt à entendre tout, à accepter plus d’horizontalité ?

     

    Mais ça pour l’entendre , il faut juste qu’une oreille soit tendue, car tout le monde le dit à tous les niveaux ! Cette oreille, qui est là pour la tendre et lancer non une nouvelle concertation à la noix où comme pour tout objet politique tout est joué d’avance,

    mais pour faire un état des lieux de la réalité, des problèmes ,de solutions trouvées, du partage , de l’aide et entraide comme moyen d’avancer, du faire pas juste du dire, du comprendre ainsi, car entendre ne suffira pas, il faut la vivre cette école ! Nos classes sont ouvertes et banissons le sacré : autant le hussard que le parent d’aujourd’hui, ce qu’il faut c’est de l’espace, du temps, pour se voir, s’entendre pour penser l’école autant que la panser, , s’écouter, se comprendre, mais cela ne rentre pas dans ce qu’on a déjà .

     

    Beaucoup des gens de l’ENveulent ça, mais comme l’école n’est plus rien pour la France, qu’elle ne nous paie pas , pourquoi encore faire ?

    Vous avez la chance, car vous avez tant de gens qui sont si riches devant vous que vous ne les voyez plus la vigueur et l’énergie sont tellement ahurissant dans l'EN que personne n’y est préparé !

     

    Pagnol a dit : «  Quand je voyais mon père dépenser tant d’intelligence, tant de tact pour apprendre à lire à des enfants ..., je me disais que si mon père avait appliqué ce talent, cette intelligence et ce dévouement à la bourse, il serait milliardaire ! « 

     


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  • Il y a 4 ans j'ai partagé ici : http://supermaitre.eklablog.fr/m-a-j-du-rituel-d-histoire-des-arts-et-techniques-a147251906   mon rituel d'Histoire des Arts (et techniques) que j'ai mis en place afin de proposer des oeuvres, des écoutes ou de découvrir des personnages de manière quotidienne.

    Cet outil avait aussi pour but de faire travailler les élèves à l'oral en proposant à chacun de présenter régulièrement une des oeuvres ou un personnage / musicien. J'avais proposé une fiche explicative d'aide pour que chacun puisse faire ses recherches sur vikidia ou éventuellement wikipedia.

    Enfin, une fiche-trace était donnée régulièrement aux élèves pour se rappeler les oeuvres étudiées et s'y référer pour divers projets.

    Il y a 2 ans j'en ai proposé une 2e version numérique via Genially (http://supermaitre.eklablog.fr/rituel-d-hda-version-2-a202139066) qui permettait d'afficher et montrer facilement les docs en classe mais surtout aux élèves d'avoir accès aux ressources sur le site de classe à tout moment pour la préparation.

    Cette année, ayant des élèves qui ont déjà découvert ce rituel numérisé de l'an dernier, j'ai repris ma version 1 (cf lien tout en haut) pour passer ces ressource sur support genially et j'ai évité les redites avec des nouveautés mais aussi plus d'oeuvres car les élèves réclament ce rituel...

     

    Je n'ai plus à leur donner pour préparer leur travail oral que le nom d'une catégorie et le numéro d'une oeuvre (cf la frise de chaque catégorie).

     

     

    Et voici le genially ! 

    Rituel d'HDA version 2

     

    Pour chaque oeuvre 2 pages : 

    page 1 

    Rituel d'HDA  Version 1 numérique

    page 2 avec les infos utiles, des vidéos et la gestion des musiques

    Rituel d'HDA  Version 1 numérique

     

    Voici aussi la fiche donnée en début d'année dans les devoirs pour savoir comment faire sa présentation à la classe (clic sur l'image)  : 

    Rituel d'HDA  Version 1 numérique

    Télécharger « aide_presentation_orale.pdf »

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  • Voici la quatrième période de l'organisation de mes 2 rituels d'EPS sur 30 min les matins en arrivant.

    J'ai repris les mêmes ressources que pour la période 3 en alternant activités intenses, plus douces et faisant travailler l'ensemble des habiletés à mettre en place à l'école.  Pour rappel, les explications sont ici : http://supermaitre.eklablog.fr/rituel-d-eps-sur-30-min-periode-1-a209718786

     Il y a 3 pôles (9 10 et 11) pour avoir 6 semaines complètes. 

     

    Rituel d'EPS sur 30 min période 4

    Télécharger « Flashcards EPS 9-10-11.pdf »

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  • Voici la troisième période de l'organisation de mes 2 rituels d'EPS sur 30 min les matins en arrivant.

    J'ai repris les mêmes ressources que pour la période 2en alternant activités intenses, plus douces et faisant travailler l'ensemble des habiletés à mettre en place à l'école.  Pour rappel, les explications sont ici : http://supermaitre.eklablog.fr/rituel-d-eps-sur-30-min-periode-1-a209718786

     Il n'y a que 2 pôles (les 7 et 8) car durant cette période j'ai une séance par semaine qui saute du fait d'interventions en allemand.

     

    Rituel d'EPS sur 30 min période 3

     

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  • Voici la deuxième période de l'organisation de mes 2 rituels d'EPS sur 30 min les matins en arrivant.

    J'ai repris les mêmes ressources que pour la période 1 en alternant activités intenses, plus douces et faisant travailler l'ensemble des habiletés à mettre en place à l'école.  Pour rappel, les explications sont ici : http://supermaitre.eklablog.fr/rituel-d-eps-sur-30-min-periode-1-a209718786

     

    Après une période, voici le bilan que j'en tire : 

    - les élèves sont actifs 20 min sur 30 ce qui est top

    - les consignes sont vite comprises et tout le monde peut se lancer sans problème

    - il est utile de bien montrer en phase de découverte les différentes actions et suites d'actions à réaliser pour que les élèves comprennent bien et réalisent parfaitement

    - quand cela tourne, je peux idéalement accompagner quelques élèves pour leur préciser un geste , une posture, de la coordination, ce qui est rarement possible dans d'autres moments au risque que tout le monde attende.

    - volontairement sur chaque séance, les 2 ateliers à réaliser se complètent : 1 intense + 1 plus simple (équilibre, lancer...)

    - mes fiches sont plastifiées et imprimées au format A6 et c'est très lisible ! 

    Voici donc les Pôles 4, 5 et 6 ! 

    Rituel d'EPS sur 30 min période 2

    Télécharger « Flashcards EPS 4 5 6.pdf »

     

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  • De projets durant l'année à UN PROJET ANNUEL...

    Comme expliqué dans un article à 6 mains l'an dernier, je pratique de plus en plus la pédagogie par projet. Ainsi, la participation aux Savanturiers mais aussi la mise en place de Minestory ont été l'occasion de voir l'intérêt pour les élèves et moi-même de proposer l'ancrage ou le réinvestissement des apprentissages d'une autre manière. 

    Avec le temps et la pratique, j'ai pu à la fois percevoir les freins de cette pratique (gestion du temps difficile par rapport à l'EDT, aux autres apprentissages; nécessité de jalonner les étapes pour ne pas se perdre; accepter de ne pas savoir tout ce qu'il va se passer à tout moment; obligation d'articuler apprentissages et production finale en amont, et pas au coup par coup) mais aussi les avantages (implication et motivation des élèves, concrétisation d'apprentissages avec une création finale, visibilité par les familles des travaux réalisés, collaboration enrichissante avec d'autres collègues).

    L'an dernier sur la période janvier à juin, nous avons proposé avec Frédéric Dupont, un collègue épatant de Paris, une immersion à nos élèves dans l'époque des bâtisseurs de cathédrales pour qu'ils puissent à leur tour faire part de leurs découvertes mais aussi et surtout modéliser en 3D dans le jeu Minetest (minecraft libre et gratuite) la cathédrale Notre-Dame de Paris. 

     

    Cette idée folle au départ s'est concrétisée en s'appuyant sur un support Geially qui leur a permis tout au long des semaines d'avoir des activités à réaliser dans diverses disciplines pour construire mais aussi devenir les médiateurs de la cathédrale. Les élèves avaient ainsi à réaliser sur des périodes de 2 à 4 semaines des travaux en lecture, écriture, dessin, maths ou HDA avec une mission spécifique amenant vers l'objectif final. Tout le travail réalisé était à disposition sur le genially et les élèves gardaient des traces dans un cahier individuel spécifique sur lequel ils écrivaient des textes, proposaient des dessins ou collaient leurs ressources. 

    Cliquez sur l'image pour accéder au support  

    Projet annuel " A la découverte de Versailles "

    Au final, voici leur réalisation  :

     ...à la découverte de Versailles ! 

     Et donc, comme cela m'a plu je remets ça cette année mais en partant sur un projet annuel reprenant les éléments de l'an dernier plus le fait d'avoir une classe à thème et de proposer une organisation sous la forme d'une simulation globale. Pour en savoir plus sur la simulation globale, c'est ici : https://www.tablettesetpirouettes.com/une-simulation-globale-quest-ce-que-cest/

    Alors le thème sera VERSAILLES, à la fois pour le travail en Histoire, le fait qu'on va modéliser le château à plusieurs classes dans Minestory et que l'époque de Louis XIV et de Versailles est une entrée de nombreuses ressources pour nos élèves de CM. 

     Organisation concrète : 

    - quelques décors et affichages seront mis en place dans les premières semaines pour créer une ambiance de Cour. Il y aura surtout des productions d'élèves qui seront exposées au fil du temps

    - beaucoup d'activités rituelles auront une entrée "Versailles". Je vais par exemple transformer mes supports mais aussi mes contenus de problèmes quotidiens pour les mettre en scène à Versailles ...

    - il y aura un temps fort sur la fin d'année autour de Minestory avec la mise en maquette puis modélisation 3D de Versailles avec les médiations réalisées par les élèves pour un congrès des classes... il est aussi prévu qu'on passe 2 jours sur Paris dont 1 au Château pour le visiter avec la classe

    -je proposerai aussi plusieurs fois dans l'année sous la forme de jeux ou Escape Game des temps spécifiques sur Versailles via le Genially

    - les activités du projet Versailles en lecture, écriture et notamment l'appui sur "Histoires à écrire cycle 3, Secrets au château de Versailles" proposé par Retz. 

    - enfin, une majorité des travaux d'écrits en production de l'année se feront autour de ce thème  dans le cadre de la simulation globale (création de personnages, leur vie à la cour, découverte de la journée du Roi, balades et description des jardins...) 

    Je partagerai par la suite mon organisation mais voici déjà la base du support  : 

    Projet annuel " A la découverte de Versailles "

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  • Dans mon organisation de classe (3 jours en classe car 1 jour de décharge de direction), il n'est pas toujours évident de réussir à caler assez d'EPS par manque de temps, de place...

    L'an dernier, une collègue s'est mise à faire un temps d'EPS en début de matinée plusieurs fois par semaine avec des retours positifs tant sur l'ambiance à l'entrée en classe ensuite qu'à la réactivité des élèves pour se mettre au travail. 

    Ainsi, je vais organiser un temps d'EPS sur chacun de mes jours de classe : 

    - 1 temps long d'une heure (à 1h15 min) avec la programmation habituelle de l'école (jeux coop, jeux d'oppositions, jeux collectifs, cirque, ...) sur l'après midi car nous avons accès à des infrastructures seulement sur ces temps.

    - 2 temps de de 30 min les autres matinées juste après l'accueil des élèves. 

     Organisation 

    - chaque séance comportera 4 ateliers qui tourneront sur 2 semaines

    - chaque atelier comporte 6 à 7 élèves

    - chaque atelier dure 10 minutes.

    Sur les 30 min, je ferai systématiquement un temps d'échauffement collectif puis à la fin un petit bilan et le rangement. Le temps de bilan pourra servir pour montrer quelques actions réalisées parfaitement par les élèves afin que les autres puissent voir un exemple. 

    Ainsi, sur les 2  séances de la semaine, les élèves vont pouvoir passer sur les 4 ateliers. La semaine 1 sera la découverte et la semaine 2 le perfectionnement avec plus de temps de pratique. 

    Les activités

    Pour ces ateliers, j'ai souhaité des activités simples à mettre en oeuvre durant lesquelles les élèves sont très actifs sur un temps maximal. 

    Pour les contenus, les élèves vont travailler sur une dizaines d'activités organisées en pôle qui correspondent aux 4 ateliers de mes 2 semaines. J'ai donc prévu 15 pôles pour l'année soit 60 ateliers à créer. 

    Voici les thèmes des ateliers : 

     Pour le contenu des activités, je proposerai à mes élèves des petites cartes explicatives de l'atelier avec un texte, une illustration ou un qr code vers un montages des super vidéos Force4.tv/les pros du cardio.

    J'ai fait le montage de ces cartes à partir des sublimes propositions de mes copines Laetitia Vautrin et Sandrine Descombes à l'origine d'EPS&Coo (à découvrir).

    Rituel d'EPS sur 30 min période 1

    Le matériel 

    J'ai choisi d'avoir un minimum de matériel et tout ce qui sera à utiliser sera préparé en amont le matin. J'installerai le premier jour les 4 ateliers et les 3 séances suivantes du pôle, ce seront les élèves qui installeront les ateliers. 

     

    Voici les cartes réalisées pour la période 1 à raison de 3 pôles soit 6 semaines : 

    Rituel d'EPS sur 30 min période 1

    Télécharger « Flashcards EPS 123.pdf »

     

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  • Nous sommes 3 enseignants de cycle 3: Paola Sanchez (@Paola__edu), Julien Crémoux (@julien_cremoux) et Zecalvin (@zecalvin).

    Nous avons eu envie d’écrire un article ensemble sur la pédagogie de projet pour raconter nos cheminements,  nos doutes, nos réussites et nos expériences de classe.

    Notre but est de donner envie à d’autres enseignants. De leur montrer que c’est possible tout en respectant le programme et  que cette pédagogie motive toute la classe.

    Partager, c’est donner un peu de soi alors votre bienveillance sera appréciée.

     

    La pédagogie de projet.



    La pédagogie de projet issue de la recherche de Dewey sur l’apprentissage des élèves en étant actif est par définition socioconstructiviste. C’est un processus dont les modalités sont variables -court ou long, individuel ou en groupe- qui amène les élèves à développer des compétences souvent transdisciplinaires, à concevoir et réaliser une action finale qui a pour but d’être communiquée (réalisation plastique, écrite, affiche, …).

     

    Ainsi, l’élève se trouve engagé dans des apprentissages avec un but final mais en étant aussi associé aux différentes étapes de conception (collaboration, coopération, évolutions…). L’élève devient acteur de ses apprentissages, favorisant l’accès au sens des apprentissages qui sont envisagés. 

     

    L’avis de Julien

    Le fait d’avoir un but final dans ce type de projets assure aussi dans la classe un système de responsabilité où chacun sait (enseignant et élèves) que ce qui sera produit le sera pour être partagé. Cela motive beaucoup et la présence du cadre permet aussi de ne pas se disperser et de cibler ce qui est important ou non. De fait, la collaboration est un axe majeur de ce type de pédagogie mais il faut néanmoins penser dès le départ aux différents objectifs pédagogiques que l’on veut mettre en place pour développer les compétences des élèves. Comme Paola, l’écrit et l’oral sont des piliers mais tout se fait au services d’autres découvertes disciplinaires, d’échanges et de productions, rendant concret pour les élèves tout ce qui aura été réalisé. 

     

    La pédagogie de projet est donc caractérisée par trois éléments : une production collective, une date limite et le partage du travail effectuée au terme de l’échéance.

     

    L’intérêt de la pédagogie de projet

     

    Ce type d’enseignement présente plusieurs points intéressants pour les enseignants qui choisissent cette voie. 

     

    L’avantage indéniable de cette pratique est le décloisonnement des disciplines. Les élèves transfèrent naturellement leurs compétences pour faire avancer un projet personnel ou collectif. 

     

    Ce transfert a un autre impact fort sur la motivation. Les élèves ne travaillent pas simplement pour préparer une évaluation, mais travaillent avec enthousiasme pour pouvoir enfin présenter leur réalisation aboutie. La pédagogie de projet joue également un rôle non négligeable chez les enseignants qui y voient volontiers une façon de briser la routine de leurs cours et renouveler régulièrement leur travail en proposant un enseignement au plus proche des besoins de leur classe.

     

    L’avis de Paola

    En ce qui me concerne, la pédagogie de projet est ce qui me motive, ce qui me porte, ce qui me fait aimer mon métier chaque année sans jamais me lasser.

    La pédagogie de projet me permet de créer des séquences pédagogiques pour mes élèves, d’exprimer ma créativité et de réfléchir à la pédagogie de mes séquences avec plaisir, envie et enthousiasme.


    Je suis intimement convaincue que si l’enseignant se fait plaisir à prévoir ses séances cela se ressent et que c’est source de motivation pour les élèves aussi.  La pédagogie de projet soude le groupe de manière positive.


    Je sais aussi que grâce à la pédagogie de projet, je stimule la créativité des mes élèves. Ils doivent inventer, imaginer et concevoir un produit final original. 

    Et permet de développer les compétences du 21ème siècle ( créativité, esprit critique, coopération et communication). Des compétences indispensables pour mieux s’intégrer dans la société et le monde du travail de demain.

    Réflexions sur la pédagogie de projet




    L’avis de Zecalvin

    La pédagogie de projet est une des grandes forces de l’enseignement au premier degré. La liberté pédagogique laissée à l’enseignant permet de décloisonner l’enseignement et de faire du lien entre toutes les compétences acquises indépendamment par les élèves. Mettre son savoir et ses capacités au service d’une réalisation collective donne du sens aux apprentissages : l’élève n’apprend pas simplement parce qu’il n’a pas le choix, mais parce qu’il a cet objectif à atteindre. 


    Bien sûr, tous les élèves ne s’investissent pas au même niveau ou avec le même enthousiasme, mais la fierté est perceptible chez tous quand ils expliquent à leurs parents : « Cette partie, c’est moi qui l’ai faite. ». Je pense que ce sentiment d’accomplissement apporte énormément pour l’estime de soi des élèves et a un effet bénéfique sensible sur la suite de leur scolarité.

     

    Même si ce n’est pas une règle, la pédagogie de projet demande souvent aux élèves une réalisation collective. Cela permet de développer la coopération entre élèves et leur laisse plus de liberté créative pour parvenir à leur objectif. 



    L’avis de Zecalvin

    Lors de la réalisation de Bushido, , il est vite devenu évident qu’en travaillant tous ensemble sur chaque plan, nous n’arriverions pas à finir le film dans les temps (nous devions le présenter dans une salle de cinéma). Après discussion en conseil, les élèves ont décidé de se répartir les tâches comme sur un vrai tournage de cinéma. Certains s’occupaient de monter les décors en Lego, d’autres se chargeaient d’animer les personnages en stop motion. Un autre groupe était chargé de faire les enregistrements des voix pendant qu’un dernier s’occupait du montage en récupérant le travail des autres groupes. 

     

    La conception d’un projet

     

    Comme mentionné plus haut, l’enseignant conçoit souvent son projet pour sa classe, en fonction des besoins qu’il identifie, du contexte, mais aussi de sa propre culture et sa sensibilité. C’est pour cette raison qu’il est souvent difficile de se lancer dans un premier projet. Tant de paramètres rentrent en compte qu’il faut bien définir des priorités. Nous vous proposons ici quelques exemples tirés de notre propre expérience.

     

    L’approche créative

     

    L’approche de Paola

    Mon point de départ est toujours une idée qui va développer à minima les compétences à l'oral et à l’écrit de mes élèves. Quand j’ai un idée de projet, je pense tout de suite à ce que mes élèves vont produire à l’oral et à l’écrit. Evidemment, d'autres compétences (en mathématiques, en Sciences, en Histoire…) peuvent être travaillées, c’est inclusif.


    Mon idée de départ peut venir d’une lecture, d’un film, d’un tweet, d’une image, de quelque chose que j’ai vu dans la rue, je ne m’interdis rien. Souvent tout commence avec “Et si je faisais...avec mes élèves”

    Par exemple, l’été dernier j’avais vu un petit bateau à aube en bois dans un petit ruisseau dans un parc d’attraction...Alors je me suis dit “Et si je faisais construire un bateau à mes élèves”. Voilà le point de départ du projet bateau expliqué ci-dessous.


    Je commence par une envie et je la transforme en un projet pédagogique pluridisciplinaire et riche pour mes élèves.

     

    L’approche collective

     

    L’approche de Julien

    Mes premiers pas dans une pédagogie de projet se sont faits dans un cadre rassurant qui formalisait dès le départ des éléments essentiels de ce type de pratique :

    • l’accompagnement par des experts (des chercheurs dans le cadre des savanturiers ou une médiatrice du musée pour la Classe , l’Oeuvre)
    • un jalonnement des étapes du projet (avec notamment des propositions ou idées pour la réflexion sur la création finale)
    • une ouverture sur autre chose que l’école et des échanges très riches avec des personnes passionnantes qui ont pu me permettre de cheminer sereinement dans ces pratiques tout en me donnant une totale liberté pédagogique et une envie d’aller autre part par la suite.

    Ainsi,depuis plusieurs années, j’ai pu me lancer dans des projets sur l’année comme Minecity qui s’appuyait sur une démarche Savanturiers de la recherche mais aussi sur des projets en partenariat avec notre musée local dans le cadre de “La classe, l’oeuvre”.

     

    L’approche par compétences

     

    L’approche de Zecalvin

    Lors du choix du projet, je cible quelques compétences-clé que je souhaite faire découvrir ou réinvestir à mes élèves. Elles seront centrales et communes à tous les élèves de la classe. Pour le projet Bushido, l’idée de départ était de faire découvrir la culture japonaise à mes élèves par des lectures documentaires et d’albums. Mais nous avions un second projet de participer au festival du film « Court-ci, cours-ça » ou nous devions produire un court métrage sur le thème de l’histoire. Au fil de nos lectures, nous avons choisi d’adapter un album en film avec tous les codes que nous voulions respecter (donner un air d’animé japonais, respect de certains éléments historiques et culturels du Japon, mais aussi les codes du cinéma classique avec la règle des 180 degrés ou quelques-uns des 12 principes de l’animation pour nous permettre de rendre le film agréable à suivre)

    La conception et l’écriture ainsi que le storyboard se sont faits en groupe, ainsi qu’un retour régulier sur ce qui avait été déjà tourné et monté. Par contre, la réalisation des décors, le tournage, l’enregistrement, le montage… ont été confiés à des groupes différents. Cela m’a largement aidé à organiser la réalisation du projet puisque mes compétences-clé en langage étaient systématiquement traitées en classe entière alors que les autres étaient confiées à un groupe d’élèves...

     

    Les difficultés

    Lorsqu’un enseignant se lance dans son premier projet, la première difficulté est de définir le cheminement qu’il doit suivre. Déterminer les étapes de conception et de réalisation nécessite un certain recul. Même si l’objectif de départ est clairement défini, il requiert souvent une multitude de petites étapes qu’il est difficile d’anticiper et qui se révèleront au fur et à mesure de l’avancée du projet. 

    C’est pour cette raison qu’il est facile de se laisser porter par une idée enthousiasmante et de se lancer dans une activité chronophage. L’enseignant doit donc veiller à maintenir le cap et gérer le temps qu’il alloue à ce travail dans ses séances, notamment au second degré où il a moins de liberté dans son emploi du temps.



    L’avis de Julien

    Mener un projet avec ses élèves requiert un changement de posture. Il n’est plus le détenteur du savoir et celui qui organise les apprentissages mais plutôt un expert-tuteur qui guide, ajuste, organise en fonction des choix du groupe entier et donc les problématiques de l’autonomie des élèves, de la responsabilité partagée et le fait d’adapter les supports au fil du temps et des décisions.



    L’avis de Paola

    En tant qu’enseignant, notre plus grand ennemi est le temps.

    Le temps est aussi le plus grand ennemi de la pédagogie de projet. Les enseignants pensent que s’ils font des projets ils ne finiront pas le programme.

    Il faut se libérer de ce poids, de cette conception erronée.

    Nous gérons le temps dans nos classes et nous pouvons prendre des décisions qui libèrent du temps. 

    Sur la journée, essayez de dire à vos élèves quand ils commencent à travailler dans 30 minutes on s’arrête et on passe à autre chose. Ils s’habituent vite et cela libère du temps pour des projets.

     

    Quelques exemples

    Les projets mis en oeuvre dans cette démarche peuvent prendre des formes variées :

     

    • 1 classe / plusieurs classes
    • année / période ou temps court
    • guidage fort de l’enseignant / guidage faible de l’enseignant

    Chaque enseignant est libre de s’organiser comme il le juge approprié pour mener à bien son projet dans la limite des contraintes qui l’accompagnent (date butoire, budget, accès au matériel…)

     

    L’avis de Paola

    Il ne faut pas croire que les projets sont forcément tous longs et doivent durer toute l’année. 

    Certains projets peuvent durer 6 mois d’autres peuvent durer 3 semaines.

    Il n’y a pas de règle. En ce qui me concerne, mon année scolaire est rythmée par différents projets plus ou moins longs et qui concernent uniquement ma classe ou 2 classes.

    Pour exemple pour l’année scolaire 2019/2020

    • Projet sketchnote / se présenter (ma classe) - 3 semaines
    • Projet du 11 novembre (les 2 classes de CM2) - 6 semaines
    • Projet maison de retraite (ma classe) - 4 semaines
    • Projet CM2A / GSB - rencontres 1 fois par mois - 6 mois
    • Projet Bateau - 6 mois (interrompu pour cause de confinement)
    • Projet expressions bilingues (les 2 classes de CM2) - 3 semaines

    Par contre ce qui est commun à chaque projet, c’est la date limite. Quand on commence, les enfants connaissent la date butoir et la classe s’organise en fonction de cette date. Il faut être flexible sur la gestion du temps dont la classe a besoin pour réaliser le projet mais intransigeant sur la date limite qui ne peut pas être repoussée ou décalée.

     

    Projet Bateau - Paola (cliquer sur l’image)

    Réflexions sur la pédagogie de projet



    Le projet Bushido - ZeCalvin (cliquer sur le lien)

    https://labocalvin.wordpress.com/2020/10/06/bushido/ 

     

                         Le projet Minestory - Julien Crémoux

    http://minetest.wp.ac-dijon.fr/minestory-frise-immersive-de-sites-du-patrimoine-architectural/



    Conclusion

    La pédagogie est une pratique riche et variée. La diversité des objectifs et des démarches permettent à chacun de trouver une approche qui lui correspond, à condition d’éviter certains écueils. 

    Malgré tout, il existe des points récurrents comme de nombreux moments de communications à l’oral ou à l’écrit avec et entre les élèves, et une forte mobilisation de la responsabilité et l’autonomie (domaines 2 et 3 du socle commun des compétences).

     

    Nous espérons vous que nos témoignages vous seront utiles et qu’ils vous donneront envie de vous lancer dans cette magnifique aventure.




    Liens:

     

    Compétences du 21ème siècle

    http://rire.ctreq.qc.ca/2020/03/les-competences-du-21e-siecle-dt/

     

    Différence entre projet et pédagogie de projet (Article en anglais)

    https://k12.thoughtfullearning.com/FAQ/how-are-projects-and-project-based-learning-different

     

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  • Il y a 2 ans j'ai partagé ici : http://supermaitre.eklablog.fr/m-a-j-du-rituel-d-histoire-des-arts-et-techniques-a147251906   mon rituel d'Histoire des Arts (et techniques) que j'ai mis en place afin de proposer des oeuvres, des écoutes ou de découvrir des personnages de manière quotidienne.

    Cet outil avait aussi pour but de faire travailler les élèves à l'oral en proposant à chacun de présenter régulièrement une des oeuvres ou un personnage / musicien. J'avais proposé une fiche explicative d'aide pour que chacun puisse faire ses recherches sur vikidia ou éventuellement wikipedia.

    Enfin, une fiche-trace était donnée régulièrement aux élèves pour se rappeler les oeuvres étudiées et s'y référer pour divers projets.

    Cette année, ayant des élèves qui ont déjà découvert ce rituel, je l'ai repris en proposant des oeuvres inédites sur les 3  premières périodes de l'année et j'ai refondé l'organisation pour les élèves (covid oblige ) en créant un Genially qui regroupe toutes les oeuvres, leur permettant d'y accéder pour leurs recherches ou bine pour découvrir ou redécouvrir...

    Je mets ci-dessous le genially ainsi que les nouvelles fiches pour la classe.

    Je n'ai plus à leur donner pour préparer leur travail oral que le nom d'une catégorie et le numéro d'une oeuvre (cf la frise de chaque catégorie).

    Document donné aux élèves à chaque fin d'études des oeuvres

    Rituel d'HDA version 2

     Télécharger « HDArituel.pdf »

     

    Et voici le genially ! 

    Rituel d'HDA version 2

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  • Pour cette rentrée 2020, je me relance en Arts Visuels, ne l'ayant pas enseigné durant des années, car cela était fait systématiquement par ma décharge de direction.

    Comme je fais quotidiennement "Silence, on lit", je me suis dit que la première production pouvait lier Arts et utilité. J'ai décidé de faire ce marque-page afin que chaque élève puisse l'avoir sur lui et surtout qu'il y ait le prénom de chacun. Je voulais aussi que ce soit agréable à regarder...

     

    J'ai donc imaginé un marque-page avec d'un côté des images de Keith Haring que les élèves colorient eux-mêmes après observation d'exemples et sur le recto, il s'agit d'écrir son prénom au feutre en utilisant une typographie découverte il y a peu, celle de Francis Chouquet (@Fran6) appelée LustiK.

     

    Pour le verso, j'ai juste imprimée des images de Keith Haring trouvées ici : JustColor 

    Puis, j'en ai projeté d'autres originales de l'artiste afin de voir avec les élèves les choix en terme de couleur :

    - couleur en aplat  pour chaque partie (fond, personnage, décor...)

    - des couleurs vives avec une majorité de rouge, vert, jaune, bleu et quelques dérivés

    - pas de sombre car on doit voir les traites noirs des contours

    - des choix de couleurs pour chaque image avec beaucoup de contraste.

    Marque-page en Arts Visuels

    Marque-page en Arts Visuels

     

     

    Pour le recto, les élèves ont écrit leur prénom aux feutres rouges et bleus à la manière de cette police géniale. Voici les quelques étapes de réalisation :

    - observation en classe entière de la police. les élèves sont étonnés car il leur faut du temps pour percevoir certaines lettres. Ils voient les couleurs et formes mais ne distinguent pas toujours la limite entre les deux et surtout la superposition des 2 couleurs qui crée soit un contour, soit une séparation pour marquer une lettre

    - essai individuel puis un retour sur les alternances de couleur, les formes qui créent les contoiurs des lettres et la compréhension que tout ne passe que par des carrés colorés complétés par des formes simples (cercle, carré, triangle et rectangle) 

    - quadrillage au crayon à papier de la feuille pour avoir des lettres de la même taille

    - mise en place des dessin des formes des 2 couleurs (rouge et bleu) avant de colorer. Sur ce point il est important que l'élève comprenne bine qu'il y a à faire au début un carré d'une des 2 couleurs (couleur de fond qui alterne dans l'alphabet) puis de compléter avec les autres formes par dessus (et non à côté..ou sans se toucher...)

    Marque-page en Arts Visuels

    Quelques conseils pour éviter les soucis : 

    - pas de bleu foncé

    - prendre le temps d'observer chaque lettre de son prénom en faisant un essai sur un autre support

    - faire les essais de superposition puis adapter si besoin la taille des formes ajoutées pour voir apparaitre la lettre.

     

    Si vous voulez le paperboard utilisé , le voici : 

    Marque-page en Arts Visuels

    Télécharger « marquepage.flipchart »

     Voici le résultat de quelques élèves : 

    Marque-page en Arts Visuels

    Marque-page en Arts Visuels

    Marque-page en Arts Visuels

     

     

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