•  Depuis deux ans et la mise en route de Parcours dans mon fonctionnement par ceintures, j'ai construit pour mes élèves de CM2 (mais aussi de CM1, la suite bientôt) l'ensemble des ressources utiles pour rentrer dans ce système d'apprentissages et d'évaluation. 

    Ainsi, je fais toujours des leçons en français et maths et des gammes pour que les élèves s'entrainent suite à la découverte de la notion mais le reste s'appuie sur ces parcours qui jalonnent l'ancrage, la préparation au test, le passage et la validation selon la boucle proposée par S. Connac.

     

    Voici quelques liens vers les outils et explications de ma classe qui n'ont pas changés : 

     

     Ceintures CM2 Matériel enseignant pour les ceintures

    Matériel des élèves

    pour les ceintures

    Outil de suivi pour la classe

    Parcours de ceintures et organisation quotidienne

    (article à venir)

     

     Bulletins et Livrets

    Ceintures et coopération  Tutorat et ceintures S'entrainer à la maison

    Mes ceintures en quelques mots 

    - Parcours 1 : entrainement préparatoire au test avec autocorrection des élèves

    - Test 1 : récupéré en autonomie par l'élève à la fin du parcours, passé sur un temps donné, corrigé par l'enseignant et collé dans le cahier d'évaluations. L'élève remplit son référentiel pour indiquer la date de passage et de réussite

    - Parcours 2 : si le test n'est pas réussi (résultats < à 75% de réussite), l'élève réalise un 2e parcours avec ma présence à certains moments (correction du test 1, point sur les erreurs commises, entrainements supplémentaires sur le site de classe)

    - Test 2 : demandé par l'élève à la fin du parcours 2 , passé sur un temps donné, corrigé par l'enseignant et collé dans le cahier d'évaluations. L'élève remplit son référentiel pour indiquer la date de passage et de réussite

     

     Vous trouverez ci-dessous les liens rapides vers toutes les ceintures et parcours.

    Pour chaque dossier de tests de ceintures, il y a la version PDF avec tous les tests et une version page par page.

           Discipline      

      Parcours 1 

    Parcours 1

      Correction

    Tests 1 

    Parcours 2 

    Tests 2
    Lecture

     Petit récapitulatif sur les ceintures

     

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

    Orthographe

    Petit récapitulatif sur les ceintures

     Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

       

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

    Grammaire

    Petit récapitulatif sur les ceintures 

     Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

       

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

     

    Conjugaison

    Petit récapitulatif sur les ceintures 

     Ceintures CM2 2019

    Ceintures CM2 2019

    Ceintures CM2 2019

     Ceintures CM2 2019

     

    Numération Petit récapitulatif sur les ceintures

     Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

    Calcul 

    Petit récapitulatif sur les ceintures

     Ceintures CM2 2019

     Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

     

    Mesures   Petit récapitulatif sur les ceintures  

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019


     

    Ceintures CM2 2019

    Problèmes  Petit récapitulatif sur les ceintures  

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

     

    Ceintures CM2 2019

     

     

     

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  • Alors, avec un sacré temps sans article, faute de temps et pris par des projets passionnants, je propose ici quelques idées, observations et outils pour faire face à cette période inédite de continuité pédagogique à distance.

     

    De nombreux collègues proposent leur organisation ou des conseils et je vais essayer de ne pas trop être dans la redite. 

    Quelques constats pour commencer...

    ...à propos de l'organisation pédagogique proposée par les enseignants pour la continuité pédagogique

      Passer d'un fonctionnement de classe élèves et enseignant en un lieu avec du matériel, des habitudes et une organisation claire à une classe à distance est quelque chose de compliqué pour nous car nous n'avons quasi aucun outil concret pour gérer ce fonctionnement, aucune organisation prévue pour faire travailler les élèves et aucun système d'échange clair proposés par l'Education Nationale, ni même de formation. De ce fait depuis quelques jours, on est tous redevenus stagiaires face à une nouvelle définition de notre métier nous demandant d'enfiler les habit d'ingénieur pour penser comment faire classe autrement (où, quand, comment...) mais aussi d'artisan pour construire un système qui correspond le mieux à nos compétences numériques, nos choix pédagogiques et notre vision de la classe à distance. 

    De ce fait, comme tout stagiaire, on va se tromper, essuyer des déconvenues face à des choix qui vont se heurter à des problèmes d'organisation des élèves ou des pannes techniques mais aussi voir surgir des moments inédits de découvertes de nos élèves et de leurs activités...

    Ainsi, on se retrouve tous dans une situation très désagréable de ne pas trop savoir comment faire, de ne pas pouvoir planifier, gérer notre temps et encore moins faire ce qui est la force de notre métier : accompagner, aider et faire progresser chacun de nos élèves en mettant en place des situations adaptées, différenciées ou spécifiques à leurs besoins.

    Tout est à reprendre ou presque dans une ambiance peu agréable de confinement, d'actualité lourde et de cohabitation de nos éventuels différents rôles enseignant/parent.

    ...à propos des outils numériques et de la classe à distance

    Côté utilisation du numérique pour assurer la classe à distance, cela pèse aussi car chacun d'entre nous a plus ou moins des habitudes d'utilisation d'outils mais jamais dans un cadre complet de classe à distance. Il se trouve qu'il va falloir soit se former (surtout s'auto former)  à de nouveaux outils, soit faire évoluer certaines pratiques pour les rendre compatibles avec ce nouveau fonctionnement. Il est ainsi vain de vouloir tout faire comme avant en se disant qu'un outil numérique va nous aider car une chose est claire : LA CLASSE à DISTANCE N'EST PAS NOTRE CLASSE ! 

    ...à propos du travail donné aux élèves et de la prise en compte des situations variées des familles

    Une fois des choix d'organisation pédagogique mais aussi d'outils adaptés pour nous lancer dans la classe à distance, il reste l'essentiel : NOS ÉLÈVES ! Et là, on ne pourra pas compter sur notre présence à côté d'eux pour expliquer, conseiller, accompagner donc il faut anticiper sur ce que l'on va donner en pensant à quelques points essentiels :

    - l'accès en famille à du matériel informatique pour disposer du travail (partage d'un matériel entre enfants, avec un parent...)

    - les possibilités matérielles des parents pour imprimer et récupérer les ressources

    - les compétences numériques des familles et des élèves

    - le temps d'accompagnement éventuel par les familles et leurs compétences pour essayer d'aider leur enfant sans faire à sa place, d'accompagner son enfant dans un travail ..

     Et là il va falloir être clair : aucun élève n'aura les conditions idéales et tous les profils vont se mélanger dans notre classe. C'est donc à nous d'anticiper sur la quantité de travail, la possibilité de faire un travail seul, les supports et aussi les types d'aide.

    Pour faire plus simple, il est impossible d'imaginer envoyer une fiche de cahier journal aux familles et aux élèves avec des exercices à faire au risque d'une part de noyer élèves et parents dans des rôles qui ne sont pas les leurs et d'autre part de ne pouvoir réellement assurer une continuité pédagogique en terme d'aide , d'accompagnement...

    Des idées : 

     Les constats étant faits, soit on abandonne (et je sais que personne ne le fera car chaque enseignant n'a qu'une envie : voir réussir ses élèves), soit on s'y met dans de bonnes conditions. 

    Voici pour commencer quelques conseils glanés en échangeant ou en lisant : 

    - on prend le temps de faire les choses dans l'ordre :

    1. Assurer un lien avec les familles (par mail, ENT, ou tout autre système en privilégiant 1 à 2 supports qui seront ceux instaurés sur toute la durée) et les élèves (classe virtuelle par exemple)

    2. Proposer des activités simples aux élèves pour qu'ils s'approprient la nouvelle organisation (gestion de leur temps, de leur matériel) et ne soient pas submergés par des leçons ou choses complexes demandant un un suivi lourd (les parents ne feront pas la classe ! )

    3. Organiser des activités pédagogiquement stimulantes mais nécessairement différentes d'en classe en modifiant nos rituels, nos outils, nos exigences

    4. Lancer des apprentissages nouveaux quand tout le monde est à son rythme et aura les conditions pour suivre

    En gros, chaque point correspond à une semaine et les 3 premières semaines sont donc plus dans le réinvestissement que dans de nouveaux apprentissages, nous laissant aussi du temps pour gérer l'aspect organisation matérielle (et familiale, car on est aussi souvent parent et qu'on ne peut pas passer 6h de classe devant notre ordinateur).

    - on planifie le travail

    Plutôt que fonctionner au jour le jour en donnant chaque matin des activités à faire aux élèves (les parents peuvent partir travailler et donc aider que plus tard dans le journée) il me semble important de proposer aux élèves des activités ou travaux à faire sur la semaine tout en leur conseillant de commencer par se faire un vrai emploi du temps. De ce fait, l'idée de Plan de travail (sur la semaine) est une pratique qui pouvoir tenir compte des contraintes familiales pour s'assurer que le travail soit fait.

    - on crée du lien avec les élèves, avec les familles

    Quand les élèves savent ce qu'ils ont à faire, il est important de pouvoir garder un lien avec élèves et familles pour faire face aux soucis techniques et pédagogiques.

    Ainsi, il est nécessaire d'avoir des canaux d'échanges clairs et simples avec tous les parents (mail, ENT ou téléphone si besoin) et de veiller à avoir eu un contact avec tous. Il ne faut surtout pas hésiter à relancer si nous n'avons aucune réponse ...

    Pour les élèves, le meilleur lien et celui permettant d'apporter les plus de choses au plus grand nombre en un minimum de temps sera la classe virtuelle. Celle du CNED est plutôt bien faite (voir infos plus bas) et il est important d'avoir quelques points en tête quand on démarre  : 

    - un RDV ritualisé avec les élèves permet de les voir , d'échanger et de garder l'idée de collectif de la classe.

    - le fait de ritualiser permet dans un premier temps de passer plus de temps sur du technique avant que chacun ne sache quoi faire et trouve sa place (une élève de ma classe s'est mise naturellement à rappeler aux autres de couper leur micro via le chat de la classe virtuelle).

     - au fur et à mesure , on a plus de temps pour se concentrer sur les questionnements des élèves vis à vis du travail demandé (et surtout de comment y accéder ou comment le faire) 

    - enfin on a la possibilité de plus en plus importante au fil des jours de proposer des défis, travaux, activités...

    En outre, les élèves deviennent de plus en plus compétents face à cet outil mais nous aussi et donc on imagine au fil des jours des manières de mettre en place tel ou tel rituel ou pratique quotidienne.

    - on accompagne les élèves

    En plus de la classe virtuelle, il va falloir réfléchir à comment accompagner les élèves dans leurs travaux et donc comment on les outille mais aussi évalue. De fait, l'idée de leur demander de faire des travaux sur quelque support que ce soit (numérique ou cahier) et de tout récupérer pour corriger est à bannir. Il est utile de se questionner sur ce qui semble important de faire avec eux (en classe virtuelle), ce qu'ils vont faire en autonomie avec notamment de l'autocorrection et ce que nous souhaitons récupérer comme documents, travaux ou retours vis à vis du travail fait. Ces choix tiennent compte de nos possibilités et je pense vont tous nous faire évoluer vis à vis de notre relation aux élèves. Pour ma part, le fait d'avoir un plan de travail me permet de savoir ce que chacun a fait sans voir leur cahier (ils ont l'habitude de remplir ce plan de travail) et les gammes ou parcours de ceintures que j'utilise s'appuient fortement pour les entrainements ou réinvestissements sur l'autocorrection, qui est un acte d'apprentissage à part entière.

    - on fait des bilans réguliers pour s'adapter

    Il parait enfin plus que nécessaire de créer un lien de confiance mutuelle dans notre relation familles-enseignants-élèves et la mise en place d'un bilan régulier avec les familles (via un questionnaire en ligne, un mail,...) permet d'avoir des retours sur la partie pédagogique vécue par les élèves mais aussi les parents qui vont prendre en partie notre place à certains moments.

    Pour ma part, j'ai fait un formulaire disponible ici pour vous inspirer et que je vais proposer régulièrement.

    J'ai lancé aussi un bilan hebdomadaire via la classe virtuelle avec chaque élève pour faire le point sur ce que j'aurai noté comme travail fait, ce que je sais ou pas et ce que je peux lui conseiller de faire.

    Des outils et pistes d'organisation : 

    - pour commencer , et parce que certains n'auront pas d'accès au numérique, on peut aller voir ce que propose France TV avec lumni  à la télé sachant que les programmes quotidiens et les contenus sont disponibles en amont et visibles en replay . Concernant le papier à distribuer, cela fait débat du fait de transmettre via les enveloppes distribuées le virus, donc on laisse de côté pour l'instant...

    - pour échanger à distance

    • la classe virtuelle du CNED : outil très simple à lancer et fzcile d'utilisation. On se crée un espace avec une adresse académique puis on obtient pour la classe virtuelle 2 liens : 1 pour nous et 1 pour les élèves. La prise en main est accessible à tous, bien pensée avec des possibilités d'avoir un tableau blanc, de partager son écran et même de créer plusieurs sous-groupes dans le cadre de différenciation. Pour tout savoir dessus : http://www.dane.ac-versailles.fr/continuite-cned/cned-accompagnement-ma-classe-a-la-maison-classes-virtuelles
    • zoom.us et https://meet.jit.si/ : pour lancer des visioconférences du même type avec peut être moins de soucis de connexion mais aussi moins de protection. Mes élèves ayant demandé à utiliser la classe virtuelle pour échanger entre eux et garder du lien, je leur ai conseillé d'utiliser cela car la classe virtuelle est un outil pédagogique.
    • le mail : de préférence utiliser son mail académique et surtout communiquer en mettant les messages en CCI afin que les parents ne voient pas l'ensemble des adresses mail des autres familles.

    - pour partager du travail à faire si on a ni ENT ni blog 

    •  les outils de Genial.ly permettent de fabriquer assez rapidement des pages ou suites de pages contenant des textes, son, vidéos , questionnaires ou liens qui peuvent vous servir de plan de travail accessible en ligne (en plus d'une éventuelle impression à la maison pas toujours possible).
    • le petit bureau d'orphys qui est tout bonnement génial car facile à prendre en main et paramétrable avec des choses à glisser 

    - pour partager des activités avec les élèves et leur permettre d'ajouter des choses

    • Padlet et Trello sont des tableaux collaboratifs sur lesquels on peut mettre des travaux à faire (texte, image, vidéo, consigne) et surtout qui peuvent être complétés par les élèves depuis chez eux si on leur donne l'autorisation afin de partager leurs réalisations.

    - pour proposer des travaux collaboratifs

    • les documents collaboratifs de type GDOC , word on line ou divers pads sont très pratiques pour se lancer dans des activités collaboratives. Ainsi, on crée dans un dossier en ligne un docuement texte ou autre qui va être modifiable par tous ceux qui auront le lien. 

    - pour se lancer dans un suivi du travail à distance 

    • l'outil encore plus génial d'orphys, la classe numérique qui permet de donner des activités aux élèves à faire (leçons, exercices) dans une banque de ressources et surtout qui permet maintenant de suivre les progrès de chacun
    • pour ma part, je combine des Gdoc et un dossier Drive de Google dans lequel je dépose des documents pour mes élèves. Ils y ont accès , ont un sous-dossier personnel dans lequel ils peuvent glisser photos et docs pour que je suive leur travail rendu. Ils ont aussi une gdoc individuel qui leur sert de cahier du jour virtuel dans lequel ils peuvent faire notamment leur phrase du jour. 

    - pour travailler dans toutes les matières  

    • Orthophore qui est un site vous permettant de créer vos dictées et de les proposer à vos élèves en suivant leurs progrès. Un tutoriel a récemment été fait par une collègue Camille Martin ici
    • Calculatice en calcul mental qui permet aussi de faire travailler les élèves mais aussi via l'application de créer sa classe, des groupes...
    • Tacit qui permet de faire travailler les élèves sur leurs compétences en lecture et qui propose une personnalisation des parcours
    • le site de ma classe (mais il y en a aussi d'autres à chercher) où il y a toutes les leçons de français et maths de CM avec une vidéo, une trace écrite, des conseils pour apprendre et des exercices autocorrectifs en ligne

    - pour proposer des contenus variés ou défis  

     

    - pour créer des questionnaires, jeux , activités personnalisés

    • Learningapps , bien connu qui recense des millions d'exercices autocorrectifs, ou à fabriquer soi-même en quelques minutes
    • la quizinière de Canopé qui propose la même chose avec possibilité de suivre le travail des élèves

     


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  • Depuis plusieurs années, j'utilise dans ma classe les animations d'edumedia-sciences.com. Le site propose des animations pour tous les sujets traités en primaire et secondaire afin d'illustrer les notions parfois complexes.

    Il y a des animations qui se lancent avec des explications (visuelles ou auditives) ,

     

    EduMedia, support génial en Sciences

    des schémas légendés avec animation

     

    EduMedia, support génial en Sciences

     

    ou des animations numériques permettant de simuler des situations variées. 

    EduMedia, support génial en Sciences

    Tout l'intérêt de ces activités est qu'elles sont en partie personnalisables : avec sur la droite ou en base de l'écran d'affichage, la possibilité de cacher les légendes, revenir en arrière, faire pause, prendre ou une photo ou tracer , surligner. 

    J'adore ces animations et le seul hic est qu'il faut s'abonner et que cela a un coût pour l'école. 

    Et puis en mars dernier, j'ai rencontré au REFER Charles Sol, le directeur de la publication d'Edumédia. On a échangé un peu et au fil de la conversation il m'a parlé d'un outil pour les enseignants qui venait d'être lancé sur le site : un enregistreur d'écran et de son permettant de mettre en voix les animations pour proposer aux élèves ces animations comme ressource de leçon. Charles m'a aussi suggéré de le faire utiliser par les élèves ....

    J'ai trouvé l'idée géniale en me disant que cela me permettrait de concevoir des vidéos simples, claires et complètes en m'appuyant sur la richesse du catalogue.

    Enfin, ce qui est top , c'est que les productions ainsi faites sont conservées sur le site edumedia dans un dossier perso mais les liens sont disponibles pour les regarder ou insérer dans son site, même après la fin de son abonnement.

    Dès lors, axant de plus en plus mon organisation pédagogique sur la création par les élèves eux-mêmes des ressources pour les autres et ayant participé modestement à Miniflip, j'ai renversé les rôles pour l'utilisation de cet outil.

     

    Ainsi, durant cette année scolaire, j'ai assuré l'enseignement des Sciences pour les 3 classes de CM de l'école en échange de service. J'ai mis en place une évaluation par compétences inspirée des ceintures mais 1h à 1h30 par semaine avec les élèves , ce n'est pas pratique pour organiser des remédiations sur les points non maitrisés lors d'une évaluation. Et l'an dernier, j'avais envisagé d'utiliser le mois de juin comme temps de retour pour chacun sur les thèmes les moins réussis.

    1. Mise en place du système

    Cette année, donc, j'ai demandé aux élèves de reprendre leurs 6 évaluations de l'année et de déterminer laquelle était la moins réussie. Chacun s'est retrouvé avec un thème qui était le moins maitrisé et devait donc faire l'objet d'une remédiation. 

    Cette remédiation consistait en la création par les élèves d'une vidéo sur une partie de leçon du thème (celle qui avait été la moins réussie dans l'évaluation).

    2. Phase de production

    Une fois le thème choisi, en m'appuyant sur les évals des élèves, je leur ai attribué une animation du site qu'ils allaient devoir augmenter en y ajoutant une explication orale illustrant l'animation et permettant de comprendre un phénomène en veillant à utiliser le lexique adapté mais aussi en détaillant les points importants.

    Durant une séance complète, les élèves ont écrit leur explication en pouvant visionner autant de fois que nécessaire l'animation et surtout en reprenant les documents utilisés pour la leçon et l'évaluation. Pour certains , le travail se faisait à 2 et nécessairement, ils venaient me voir régulièrement pour savoir si ce qui était écrit correspondait à la fois à l'animation mais aussi au contenu à transmettre.

    3. Phase d'enregistrement

     Cette semaine, mes élèves sont passés les uns après les autres pour enregistrer leur production (mais cela peut se faire facilement en autonomie). Ils avaient travaillé la mise en voix du texte et ils devaient faire attention à suivre l'animation en n'allant ni trop vite, ni trop lentement. 

    Cela a été un temps fort et pour compléter la remédiation (et éviter une attente trop longue ), je leur ai aussi demandé de proposer un quiz de 5 questions complétant l'animation.

     

     

    Au final, suite à ces productions, j'ai proposé aux élèves d'une classe les quiz faits par une autre classe, en veillant à ce que chacun soit interrogé sur son point faible. Le résultat a été plutôt satisfaisant sachant que je ne leur avais pas dit de revoir quoi que ce soit et qu'ils n'avaient pas le droit de revoir l'animation ou la leçon.

    Je vais certainement continuer l'an prochain en construisant cet été sur le site de ma classe les parties des leçons sur les sujets traités par mes élèves en utilisant mes supports de leçons mais aussi leurs productions (vidéos ou quiz).

     

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  • D'où vient cette envie de réfléchir à la classe flexible ?

    Depuis un an, je suis d'un oeil curieux tout ce qui touche à la classe flexible, c'est à dire en gros, des aménagements de classe qui vont permettre à chaque élève d'être à l'aise physiquement pour être plus disponible pour les apprentissages.

    Cet curiosité m'a fait découvrir au fil des réseaux des choses variées et pas inintéressantes mais jusqu'à présent, je ne voyais en rien en quoi un changement profond de l'organisation matérielle de la classe pouvait avoir un intérêt pour ma pédagogie. 

    Et puis, j'ai eu la chance incroyable il y a un mois de passer une semaine au Québec dans le cadre d'une mission éducative. En effet, l'été dernier, plusieurs collègues organisant des projets de twittclasses autour de l'écrit ont été contactés par la directrice du REFER (Rendez-vous des Écoles Francophones en Réseau), Nathalie Couzon. Elle organise cet évènement chaque année fin mars au Québec et j'ai pu y participer cette année pour présenter Twoulipo mais aussi découvrir pendant 4 jours différentes écoles québécoises ou structures liées à l'école.

    Ce qui a fait une partie de la richesse de ces moments est de les avoir vécus avec 15 personnes françaises liées à l'éducation : 

    - des professeurs des écoles comme moi (dont Laetitia Vautrin et Sandrine Descombes, créatrices de TwittEnRimes et défiInférences)

    - un directeur d'école d'application

    - des enseignants du secondaire ou des enseignants spécialisés

    - des chercheurs en éducation

    - des créateurs d'outils ou plateformes éducatives 

    et un chercheur en neurosciences.

    Ainsi, avant le colloque de Québec, nous avons pu tous découvrir des établissements québécois, publics ou privés, primaires ou secondaires mais aussi des actions ou organisation éducatives variées.

    Et ce qui m'a le plus marqué a été de visiter de nombreuses classes et d'y rencontrer des enseignants ou directeurs passionnés. Je ne vais pas citer toutes les classes ou personnes rencontrées mais surtout décrire ce que j'ai observé en terme de classe flexible et de bienveillance et qui m'a donné beaucoup d'idées ou d'envies...

    Un vrai climat bienveillant 

    Le premier mot revenu à la bouche de tous les français qui ont visité ces classes avec moi est le caractère bienveillant de l'ensemble de l'école. 

    C'est valable tout autant pour les personnels (enseignants , encadrants ou autres) que pour l'aspect matériel et architectural. Ce qui relève de l'attitude des personnels au contact des élèves semble venir de la culture éducative propre au Canada mais en tout cas, cela indique qu'il est tout à fait envisageable de le mettre en place à grande échelle chez nous. Ce n'est pas un monde idéal mais cela se joue quotidiennement et surtout au niveau d'un établissement complet à chaque fois. 

    Cette bienveillance se manifeste de différentes manières, dont le rapport de l'adulte à l'enfant mais aussi simplement par des actions ou supports instaurant un climat propice aux apprentissages.

    Voici quelques exemples : 

    - action de début d'année sur la gentillesse avec la création d'un arbre de mots des élèves

    En route vers la classe flexible mais pas que...

     

    - système de maisons (à la Harry Potter) avec des points donnés à l'équipe en fonction des gestes ou actions individuelles ou collectives / groupes mis à l'honneur

    En route vers la classe flexible mais pas que...    En route vers la classe flexible mais pas que...

    - affichages positifs dans les couloirs ou certaines classes

    En route vers la classe flexible mais pas que...    En route vers la classe flexible mais pas que...

    - action d'école contre le harcèlement avec des actions éducatives mais aussi un système pour demander de l'aide (via une boite aux lettres ou une adresse mail)

    En route vers la classe flexible mais pas que...

    - mais aussi le  lien avec les familles qui est développé de manière à pouvoir échanger rapidement et permettre aux parents de suivre la vie de la classe ou de l'école.

     

     

    Des aménagements variés, utiles et au service des apprentissages 

     Ensuite, ce qui a été le plus marquant pour moi, c'est la manière dont certaines classes sont aménagées et surtout d'avoir compris que ce n'était pas le fait d'une mode ou  d'une pratique péda spécifique. Les classes flexibles visitées n'ont pas nécessairement d'organisation pédagogique extraordinaire mais il y a une volonté des enseignants de permettre à chaque élève d'y être à sa place, d'y être bien et de pouvoir être disponible pour les apprentissages. Ainsi, j'en retiens que chaque élève étant différent mais aussi étant dans un état d'esprit variant tous les jours, l'aménagement de la classe lui permet de trouver ce qui lui convient pour apprendre. Dès lors, il n'y a rien d'imposé, chacun choisissant sa place quotidiennement (avec nécessairement gestion de l'enseignant en cas de souci) et toutes les solutions sont envisagées : travail seul/en groupe/en atelier, en musique / dans le calme, ...

     Voici quelques photos inspirantes qui m'ont donné des idées : 

    En route vers la classe flexible mais pas que...   En route vers la classe flexible mais pas que...

    La porte d'entrée avec un rituel d'entrée de BONJOUR ou une plaque LEGO pour y faire un plan de classe, un écrit ou bien y mettre une création

     

    En route vers la classe flexible mais pas que... 

    Des casques anti-bruits pour ceux qui aiment travailler en silence

    En route vers la classe flexible mais pas que...  En route vers la classe flexible mais pas que...

    une zone de travail au sol avec poufs, banquettes et sièges de sol

    En route vers la classe flexible mais pas que...  En route vers la classe flexible mais pas que...

    En route vers la classe flexible mais pas que...

     

    Des assises variées  et qui permettent aux élèves qui en ont besoin de bouger, 

    En route vers la classe flexible mais pas que... En route vers la classe flexible mais pas que...

    En route vers la classe flexible mais pas que... 

    Des supports de travail variés avec systématiquement des casiers individuels où les élèves vont chercher leur matériel. 

     

    Et mes 3 préférés : 

    En route vers la classe flexible mais pas que...             En route vers la classe flexible mais pas que...

     

    La table sur laquelle on peut utiliser un marqueur            Le tableau des apprentissages du jour

     

    En route vers la classe flexible mais pas que...

    La table en U pour les ateliers sur laquelle on peut écrire , pour des cartes mentales, ou notes ...

    Sans oublier le fait que l'enseignant peut lui aussi s'y sentir bien en y mettant sa touche personnelle...

    Il y a aussi un aspect important développé par plusieurs enseignants, le fait d'utiliser le couloir comme espace de travail pour des élèves, ceci étant facilité par du matériel déplaçable aisément.

     

    Quel bilan et perspectives pour ma classe ?

     Alors maintenant que je suis convaincu, je vais y réfléchir pour la rentrée prochaine selon 3 axes : 

    - penser à la responsabilisation des élèves dans l'organisation matérielle de la classe mais aussi qu'ils en soient les architectes via des propositions. Ainsi, je pense que le conseil coopératif sera l'occasion d'échanger régulièrement pour avoir leurs retours ou idées d'améliorations.

    En route vers la classe flexible mais pas que...

     - organiser l'espace classe pour la rentrée via des achats spécifiques (d'assises ou de tables pas chères / via des catalogues) mais aussi par la fabrication perso de choses comme un banc ou bien une table en U avec une zone pour marqueur. Cette organisation privilégiera aussi des espaces spécifiques qui pourront devenir à certains moments de la journée des ateliers.

    - penser ma pédagogie et mes activités en fonction de cela pour que le matériel individuel ne soit pas encombrant, que tous puissent suivre lors des mises en commun et que ma classe inversée/coopérative soit adaptée physiquement et techniquement aux élèves. J'ai pu observer une classe fonctionnant en GoogleClassroom, ce qui facilite la mise à disposition d'activités personnalisées ou différenciées et un suivi simple.

     

    Tout reste à faire !!!!

     

    Suite à mon article, une collègue française travaillant depuis plusieurs années au Canada m'a répondu en revenant sur mes propos afin d'éclairer notre vision de l'éducation au canada :

    C'est ici : http://www.enseigneravecdesapps.com/2019/04/une-enseignante-francaise-au-canada.html

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  • Écrire avec DéfiInférences - TwittEnRimes et Twoulipo

     

    Je vous présente trois projets complémentaires pour placer les élèves dans des situations d’écriture motivantes, des projets intéressants où il devient pertinent de bien écrire parce qu’on est lu pour de vrai par un destinataire et non seulement pour être évalué.

    Ces trois projets  détournent les réseaux sociaux Twitter et Edutwit au profit des apprentissages des élèves grâce aux twittclasses, qui apportent une réelle motivation pour communiquer et ancrer les écrits des élèves dans la réalité

     

    Ce sont plus de 200 classes francophones qui participent déjà à ces projets. Ils permettent de délocaliser l’espace classe, de l’ouvrir sur le monde qui nous entoure et d’internationaliser les échanges avec les pays comme la France, Canada, Suisse, Belgique, USA, Liban, Algérie, Maroc, Egypte, Djibouti,Allemagne, Angleterre, Pays-Bas, Panama, Croatie, Émirats Arabes Unis.

    Si vous n’avez pas de twittclasse, que vous n’êtes pas sur les réseaux sociaux, vous pouvez aussi participer à ces projets.

     

    J’ai testé ces trois projets avec ma classe. Mes élèves ont adoré. Allez, un petit zoom sur ces trois projets.

     

     

    Écrire avec DéfiInférences - TwittEnRimes et Twoulipo

     

    Les inférences, ce n’est pas évident! Mais avec le DéfiInférences, ça devient vraiment plus simple!

    On organise une chaîne entre les classes. Chaque classe aura une classe “gangster” et une classe “détective”. Toutes les classes seront la classe gangster d’une classe et la classe détective d’une autre classe pour tour à tour dissimuler dans les textes des indices permettant de trouver la réponse à une question ou de mener une enquête et trouver les indices dans chaque texte afin de pouvoir élucider l’énigme et renvoyer ses conclusions à sa classe gangster.

    Ces défis s’adressent aux élèves âgés de 6 à 18 ans. Il s’agit d’un projet d’écriture et de lecture collaborative via le réseau social Twitter. Les échanges se font également par mail, edutwitt ou autre...

    Pour vous inscrire, rendez-vous sur le site de Défi Inférences, vous y trouverez la description du défi dans ses menus détails, le déroulement et bien d’autres ressources!

     

     

     

    L’inscription sera ouverte jusqu’à une semaine avant chaque défi. Pour consulter le calendrier des défis, rendez-vous sur le site.

    Note: Les participants pourront échanger entre eux en utilisant le mot-clic #défiinférence sur Twitter.

     

    Compte Twitter du projet : @defiinferences



    La production d’écrits est un enjeu majeur à l’école. Apprendre à écrire est intimement lié à l’apprentissage de la lecture. En outre, la motivation est un facteur essentiel de l’engagement des élèves dans un processus de production écrite. Dès lors comment, la production écrite peut-elle être envisagée pour être partagée et lue en dehors de l’espace classe ?

     

    Écrire avec DéfiInférences - TwittEnRimes et Twoulipo

     

    Le projet Twoulipo propose aux élèves de 6 à 18 ans de produire des écrits courts soumis à des contraintes syntaxiques fortes piochées dans l’OUvroir de LIttérature POtentiel (OULIPO). Durant 5 semaines (en janvier-février), chaque classe produit un nouvel écrit par semaine et publient sur Twitter les meilleurs textes selon 3 catégories (le plus réussi, le plus drôle et le coup de coeur). Chaque classe lit ensuite les productions des 6 autres classes de son équipe avant de voter pour les meilleurs textes de la semaine.

    Pour vous inscrire (rentrée 2019), rendez-vous sur le site de Twoulipo, vous y trouverez la description du projet dans ses menus détails, le déroulement et bien d’autres ressources!

     

     

     

     

    Note: Les participants pourront échanger entre eux en utilisant le mot-clic #Twoulipo sur Twitter.

    Compte Twitter du projet : @tw_oulipo

     

     

    Écrire avec DéfiInférences - TwittEnRimes et Twoulipo

     

     

    Entrer dans le monde de la poésie, c’est découvrir de nouvelles possibilités offertes par les mots, un nouveau mode d’expression qui fait appel à l’imagination pour transmettre et recevoir des valeurs personnelles et universelles. C’est aussi une invitation à éprouver différemment tout d’abord son rapport à sa propre langue, et ensuite son rapport aux autres, à leurs pensées et aux différents moyens qui existent pour les exprimer.

    Ce projet s’adresse aux élèves âgés de 4 à 18 ans. Il s’agit d’un projet d’écriture collaborative via le réseau social Twitter ou Edutwit autour de la poésie sur un thème commun avec des contraintes linguistiques et une plus-value artistique et numérique. Toutes les productions poétiques augmentées se retrouvent sur un recueil commun.

     

    Le projet se déroule deux fois par an (janvier-février et mai-juin) et part du principe que l’enseignement de la poésie à l’école doit intégrer la double dimension ludique et technique avec l’acquisition de compétences linguistiques et numériques.

    Pour vous pré-inscrire, rendez-vous sur le site de TwittenRimes, vous y trouverez la description du projet dans ses menus détails, le déroulement et bien d’autres ressources!

    Si vous n’avez pas de Twittclasse

     




    La préinscription est nécessaire. Ensuite, vous aurez accès à la description du thème, des ressources et à un lien direct pour valider votre inscription et participer aux défis.

    Si vous n’avez pas de twittclasse, vous pouvez cocher dans le doc d’inscription l’option  --> Autre ( Je n'ai pas de Twittclasse mais je participe à l'épisode en trouvant une classe binôme). Je m'engage à envoyer les productions poétiques augmentées pour participer au recueil commun.

     

    Note: Les participants pourront échanger entre eux en utilisant le mot-clic #TwittenRimes sur Twitter.

    Compte Twitter du projet : @TwittenRimes

     

    Adresse mail : twittenrimes@gmail.com

     Au final, Laetitia Vautrin  a monté avec Antonia Carriquiry un projet d'innovation autour de ces 3 actions dénommé : 

    Développer les compétences en Littératie par l'utilisation des réseaux sociaux, et aider nos élèves à avoir un rapport réflexif sur la langue.

    Ce projet sera présent lors de la Journée de l'Innovation à Paris mercredi 3 avril et chacun peut voter pour que ce projet obtienne le Prix du Public en utilisant un simple mail.

    Il suffit juste de cliquer sur l'image ou lien ci-dessous, cliquer sur voter, entrer un mail, le valider puis sur le site Viaeduc, voter pour le PROJET N°1.

    Merci de voter pour ce projet en cliquant ici ! 

    Écrire avec DéfiInférences - TwittEnRimes et Twoulipo

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    L'été dernier, je présentais le formidable projet auquel j'avais pu participer ,Minecity, grâce à une collègue, Sandrine Descombes. 

    Ayant à la fois découvert le potentiel pédagoqique énorme de l'outil Minetest et adoré mener un projet de ce type avec ma classe, une idée un peu folle a germé dans ma tête  durant le 3e trimestre de l'année scolaire dernière : 

    FAIRE RÉALISER AUX ÉLÈVES UNE FRISE CHRONOLOGIQUE IMMERSIVE DE SITES DU PATRIMOINE NATIONAL  : #MINESTORY !

    Minestory : une frise immersive d'HDA

    Le point de départ du projet est le fait que j'ai eu l'occasion de travailler régulièrement avec le Musée municipal de Nuits-Saint-Georges et que ce musée gère les collections d' un site gallo-romain de la ville qui est très intéressant mais peu connu. Ainsi, je me suis imaginé travailler avec le musée pour que les élèves puissent découvrir ce lieu mais surtout partager leurs découvertes et reconstruire le temple de la ville gallo-romaine qui était imposant. 

    Et puis, ayant énormément apprécié le travail de coopération entre 3 classes qui avait été le moteur du projet précédent, j'ai proposé cette aventure à quelques collègues sur Twitter. En parallèle de cela, j'avais obtenu la possibilité de créer un nouveau monde virtuel nous permettant de construire plusieurs sites du patrimoine français (Merci à la DANE Dijon , Jonathan et Eric pour leur aide technique).

     Au final, 9 collègues ont répondu à l'appel et nous voilà 10 classes à travailler sur la modélisation de 17 sites : des phares bretons, un bunker de la 2e guerre mondiale et une muraille gallo-romaine au Mans, un château des Temps Modernes à la Roche Guyon, le château médiéval du Louvre à Paris, la cathédrale de Reims, un fort de la première guerre mondiale, la citadelle de Besançon, la cité d'Aigues Mortes, le Pont du Gard et le château du Clos Vougeot.

     

    Minestory : une frise immersive d'HDA

    Une fois l'aventure lancée, il a fallu déterminer l'organisation du projet afin de savoir ce que les classes feront et comment aider au mieux à surmonter les soucis, comme le fait que nous n'étions que 2 à connaitre et utiliser Minetest.

    Dès lors, chacun a mis en oeuvre des moyens pour découvrir les sites et récupérer des informations pour les partager...

    Côté pédagogique, nous avons repris le modèle de l'an passé sur 3 aspects : 

    - échanges entre classes sur les avancées des activités et constructions

    - création par les classes de supports complets sur l'époque de construction du site mais aussi de description du site et de son histoire

    - collaboration lors de la construction et de nos découvertes pour répondre aux exigences de modélisation des sites. 

     

    Et puis, le projet Minecity ayant été accompli dans le cadre des Savanturiers, j'ai proposé dès le début qu'on envisage en fin d'année un congrès entre les 10 classes à Dijon pour se rencontrer, présenter les différents sites et réalisations et échanger autour des découvertes mais aussi prévoir des ateliers divers.

    Finalement, nous avons lancé un financement participatif via la Trousse à Projets  , la plateforme dédiée à ce genre d'actions. 

    Ainsi, si vous souhaitez suivre le projet et nous aider, vous pouvez participer en sachant que vos contributions permettront la venue de toutes les classes à Dijon le 11 juin prochain avec comme contreparties la possibilité de recevoir les documents et infos au fil du temps, la création d'une plaque à votre nom sur un des sites ou un accès privilégié à la frise immersive ...Pour nous aider, il suffit de cliquer ci-dessous ! 

     

    Minestory : une frise immersive d'HDA

     

     

     

     

     

     

     

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  • Depuis 3 ans, j'ai réalisé des séquences en Anglais avec TBI où j'introduis les formulations sonores anglais via des enregistrements de personnes anglophones. En outre, j'ai utilisé l'application Mirage Make pour augmenter les traces écrites données aux élèves comme ici : http://supermaitre.eklablog.fr/lecons-d-anglais-augmentees-a130891126

    Et puis, cette année, ayant des élèves que j'ai déjà eu l'an dernier ou d'autres qui ont un niveau assez bon d'anglais, j'ai souhaité aller plus vite dans les leçons sur SE PRÉSENTER en proposant aux élèves d'avoir à la maison tout ce qu'il faut pour faire des saynètes où ils pourront se questionner mutuellement à partir d'une carte d'identité.

    J'ai donc transformé ma trace écrite en leçon à manipuler (LAM) et j'ai proposé sur le site de ma classe de retrouver tous les sons pour maitriser tout le lexique nécessaire (nombres, pays, villes). Les LAM se développent pas mal en ce moment et je remercie Delphine et surtout Amélie pour les idées.

     

    Voici à quoi ressemble en gros ma LAM

    Se Présenter : Leçon à manipuler et augmentée

    La question réponse 1 correspond à What's your name ?

    La question réponse 2 correspond à How old are you ?

    La question réponse 3correspond à Where do you live?

     

    La question réponse 4 correspond à Where do you come from ?

     

    La question réponse 5 correspond à What's your phone number?

     

     

     soit en vidéo : 

    Ci-dessous, le document en pdf pour donner aux élèves afin de construire la LAM

    Se Présenter : Leçon à manipuler et augmentée

     

    Et pour finir, la page de mon site de classe utile pour apprendre le lexique en l'écoutant. je proposerai certainement à mes élèves d'inventer ds petits quiz pour se tester ensuite.

     

    Se Présenter : Leçon à manipuler et augmentée

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  • La CPB fait sa rentrée et moi aussi

    La rentrée est passée mais à la CPB,  on vous propose de piocher des idées, astuces , outils pratiques pour la rentrée mais aussi pour toute l'année dans vos classes. 

    Cela se présente sous forme d'une longue chaîne regroupant tous les blogs participants ! 

    Ainsi tu viens peut être de chez ECMAT

    La CPB fait sa rentrée et moi aussi

     

    Voici mon truc de rentrée (ou de toyt autre moment de l'année) pour créer du lien entre élèves et les faire travailler en coopération.

    Depuis quelques mois, je suis avec attention les personnes qui partagent autour des Escape Game, ces jeux de coopération qui demandent à des élèves dans un temps donné de décoder des énigmes pour ouvrir une porte, un coffre, ou quoi que ce soit d'autres.

    J'avais décidé au printemps de me lancer pour la rentrée de cette année scolaire car l'aspect coopératif de cette activité, qui fait que tous les élèves s'impliquent et qu'ils sont tous utiles, mais aussi le côté travail sans s'en rendre compte m'avait convaincu.

    J'y ai réfléchi pendant l'été et puis j'ai flâné sur plusieurs sites ou échanger avec des collègues qui soit avaient sauté le pas, soit s'y mettaient pour la rentrée.

    Escape Game de collègues de cycle 3 ou SEGPA qui m'ont inspiré (cliquez dessus)

    La CPB fait sa rentrée et moi aussi            La CPB fait sa rentrée et moi aussi

    Ainsi, quelques jours avant la rentrée, je me suis mis à créer un jeu coopératif de type escape game pour le matin du 3 septembre.

    En fait, faisant ma réunion de rentrée directement la première heure de la rentrée avec les familles, je me suis dit qu'au bout de 45 minutes je proposerai ce jeu aux élèves pour pouvoir si besoin répondre aux questions individuelles des parents. c'était aussi pensé pour que les parents découvrent un peu le fonctionnement de la classe...

    N'étant pas trop à l'aise avec la scénarisation, j'ai fait simple :  LA RENTRÉE ! 

    J'ai réalisé une lettre de Jean-Michel Blanquer à mes élèves qui les met au défi de récupérer les affaires de classe qu'il a fait mettre dans une valise fermée par 4 cadenas pour prouver qu'ils sont des élèves très intelligents et travailleurs.

    J'ai ensuite créé 4 fiches d'équipe avec 3 énigmes à résoudre en français et maths. Ce sont des choses toutes simples mais qui ont fait réfléchir d'emblée les élèves et surtout les ont obligés à s'organiser pour réussir.

    Voici ci-dessous toutes mes ressources : cliquez sur les images pour y accéder ou les téécharger

      Enveloppe officielle

    La CPB fait sa rentrée et moi aussi

     

    Lettre du Ministre 

    La CPB fait sa rentrée et moi aussi

     

    Fiches des équipes avec les énigmes 

    Les 4 équipes doivent trouver soit l'emplacement d'une clé dans la classe donné par un chiffre qui correspondra à un mirage (qr code avec l'appli mirage make) à lire, soit un code à 3 chiffres de cadenas spécifiques.

    Fiches des énigmes : 

    Télécharger « equipe1.odt »

    Télécharger « equipe2.odt »

    Télécharger « equipe3.odt »

    Télécharger « equipe4.odt »

    Fiche avec des Mirages (application Mirage Make) à lire pour trouver la place d'une clé

     La CPB fait sa rentrée et moi aussi

    Amusez vous bien !!!

     

     

     

     

    Mais au fait, qui sommes nous les membres de la CPB ?

    Nous ne sommes en fait que des profs aimant partager leur travail et échanger sur la pédagogie via des blogs que nous alimentons en fonction de nos envies, projets, découvertes ou pratiques...

    Nous partageons gratuitement nos ressources sur nos blogs dans le respect de la cybercourtoisie. Vous pouvez trouver toutes les adresses de nos blogs sur notre forum: http://cyberprofs.forumactif.org/memberlist

     

     Si tu a bien aimé (ou pas) mais que tu en veux encore plus alors cours vite chez PEPIOLE pour continuer cette chaine.

    La CPB fait sa rentrée et moi aussi

     

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  • Il y a 16 mois, j'ai reçu un coup de téléphone de Sandrine Descombes, une collègue avec qui j'échange beaucoup sur Twitter et qui est bourguignonne comme moi. Elle m'a proposé un projet fou mené avec une autre collègue Amanda Maurice. Nous avons vécu une aventure extraordinaire où nos élèves ont joué le rôle de chercheurs pour enquêter, réfléchir, imaginer, dessiner et modéliser une ville du "Mieux Habiter" de A à Z. Ce projet complètement dingue a duré toute l'année 2017-2018, expliquant la baisse de mes publications.

    Voici ci-dessous le récit et les explications de ce projet hors-norme à 3 classes.

    Vous pouvez découvrir dans cette vidéo la visite finale de la ville créée avec Minetest par nos élèves de CM1 et CM2. 

    Origine et mise en place du Projet Minecity

     Voici comment Sandrine Descombes raconte le début de cette aventure : 

    "Une demande de la DANE de Dijon est à  l’origine de ce projet. En effet, Jonathan Tessé, après avoir vu le projet de visite d’un champ de bataille sur la première guerre mondiale réalisé par mes cm2 avec Minetest, m’a demandé de participer à une expérimentation. Il souhaitait que montrer que Minetest est un outil et même un serious game qui peut permettre la collaboration inter classes.

    Emballée par le projet, je lui soumets l’idée de la réalisation d’une ville moderne à plusieurs classes. Je jette les bases et je propose le projet à Julien et Amanda. "

    Une fois le projet lancé grâce à l’inscription au dispositif des Savanturiers, à l’école de la Recherche, et lesuivi technique assuré par la DANE Dijon, nous avons réfléchi à la mise en œuvre pratique et pédagogique dans nos classes.

    L’idée lancée en septembre 2017 était de se partager la ville en 3 quartiers équivalents que chaque classe aménagerait en fonction de son travail de recherche.

    Durant cette phase, un moment important de la démarche des Savanturiers a eu lieu : la mise en binôme d’une classe avec un chercheur en géographie, le mentor.

    En octobre, nous avons participé à une formation à Lyon sur ce sujet et cela a été l’occasion d’échanges riches pour trouver un mentor mais aussi pour réfléchir aux bases du projet Minecity. A cette occasion, les discussions avec les chercheurs nous ont amené à voir différemment la répartition de notre travail à 3 classes en se partageant non pas la ville, mais plutôt les domaines d’expertise de cette future ville du « Mieux Habiter ».

    Après quelques jours de discussions et de réflexions, nous avons décidé de nous partager les 4 piliers de notre ville de la manière suivante :

    - la classe de La Chapelle de Guinchay travaillerait sur la thématique de l’énergie

    - la classe d’Azé sur celle de la place du Vivant et des déchets

    - la classe de Nuits-St-Georges sur le thème des transports.

     

    Le 4e point essentiel, celui des bâtiments, serait dès lors travaillé par chaque classe.

     

    Durant l’année, nous avons aussi pu bénéficier de 2 journées de travail en commun, accompagnés par l’Académie qui nous a permis d’être déchargés de classe à chaque fois et de travailler avec des personnes de la Dane ou des conseillers pédagogiques liés au numérique.

    Lors de cette première journée en novembre 2017, nous avons validé définitivement cette organisation en fixant les bases concrètes de notre ville sur Minetest (ville carrée de 7kms de côté, ville de 300 000 hab, prise en compte des données géographiques de la carte,…) mais aussi de se répartir les constructions à venir des bâtiments publics.

     

    Lancement du projet dans les classes

     

    Dès septembre, nous avons prévu la mise en route de ce projet dans chaque classe de manière variée. La classe de Nuits-St-Georges a travaillé avec des intervenantes dijonnaises sur la définition de la ville, ses fonctions et ses caractéristiques principales en s’intéressant à l’organisation concrète de leur petite ville de 6000 habitants. Grâce à la découverte de la ville et un travail sur des plans, les élèves ont pu appréhender la répartition des fonctions (habiter, travailler, consommer, et place de la nature) et le rôle crucial de l’organisation des transports.

     

    Puis, l’annonce du projet final de construction sur l’année d’une ville du « Mieux Habiter » a été faite à l’aide d’une petite enquête aboutissant à la découverte d’une vidéo façon « Mission Impossible ». Les élèves se sont alors investis pleinement dans cette aventure en faisant souvent référence à l’idée de Mission.

     

    A Azé, les élèves ont également découvert le projet via la Mission Impossible de Julien, qui a déclenché chez eux une multitude de questions auxquelles il a fallu répondre :

    Construire une ville ? Une vraie ? Mais comment ?

    C’est quoi, Minetest ?

    Pourquoi avec d’autres classes ? Et pourquoi nous ? Mais tu penses qu’on va y arriver ?!

    Il a donc fallu “déblayer le terrain” ensemble, afin d’y voir plus clair et de se lancer véritablement dans l’aventure...

     

    A la Chapelle de Guichay, le début du projet n’a pas été celui prévu puisqu’ayant parlé aux parents lors de la réunion de rentrée de l’outil que nous allions utiliser, certains élèves  avaient déjà installé et commencer à prendre en main minetest. Donc pas de vidéo pour la classe mais une grande motivation.

    Nous avons alors réactivé les notions sur la ville à travers l’observation de notre commune La Chapelle de Guinchay et d’une ville plus grosse Mâcon.

    Nous avons pu faire apparaître les points communs de ces villes (infrastructures, mobiliers urbains…) et leurs particularités ( équipements qui varient en fonction de la taille, organisation adaptée au relief…)




    Mise en œuvre de la démarche à l’école de la recherche

     

    La particularité d’intégrer la démarche des Savanturiers a été de faire vivre aux élèves les étapes d’une démarche scientifique pour réaliser Minecity. En tant qu’enseignant, nous connaissons cette démarche et pouvons la mettre en œuvre périodiquement mais pas nécessairement de manière très rigoureuse. L’intérêt ici a été de proposer aux élèves d’être des chercheurs et donc de vivre toutes les étapes sachant qu’il pourrait y avoir des succès mais aussi des échecs, des avancées ou des stagnations sur des parties de la démarche. Cela a été très riche pour eux mais aussi très intéressant pour nous, enseignants d’accepter de ne pas tout gérer et que le chemin ne soit pas tout tracé dès le départ.

     

    Chaque classe a donc démarré en listant toutes les questions qui se posaient sur la ville du « Mieux habiter » et plus particulièrement sur les 2 thèmes qu’elles avaient en responsabilité.

    Les connaissances antérieures des élèves et les différents travaux préliminaires du début d’année ont favorisé l’émergence de nombreuses questions qui ciblaient parfaitement tous les enjeux de cette création d’une nouvelle ville.

     

    Puis un point a été plus complexe à  concrétiser dans les classes, le fait de passer de questions à une problématique. Chaque classe a essayé de trier les questions en lien avec les thèmes choisis pour résumer tout cela en une seule question synthétisant les points essentiels à développer dans le travail de recherche. Après plusieurs essais, différentes problématiques sont apparues et chaque classe les a partagées avec les autres pour les aider.

     

    Notre projet de créer une ville sur Minetest

     

    Hypothèses-Choix des classes dans le cadre de la réalisation de la ville

     

    Une fois les problématiques proposées, chacune des classe a mis en œuvre différentes actions pour pouvoir y associer des hypothèses puis des réponses.

     

    La classe de Nuits s’est appuyée sur une sortie-observations dans un écoquartier de Dijon, une ville comparable par la taille à celle de Minecity. Afin de réfléchir à la problématique des transports, les élèves avaient organisé leur trajet depuis l’école jusqu’au quartier Junot à Dijon. Cela leur a permis de voir les choix faits dans cette ville en terme d’infrastructures (quels types de transports collectifs, quelles lignes,…) mais aussi au niveau de l’usage au quotidien (accès, horaires…). Pour la sortie, un protocole d’observation a été mis en place afin de recueillir un maximum d’informations sur les bâtiments (fonctions, architecture et matériaux) mais aussi les transports (organisation des rues, mobilier urbain, pollutions, place de la nature). Les élèves étaient répartis en groupe et devaient durant cette sortie noter, photographier ou mesurer tout ce qui pouvait traiter du domaine précisé.

    Tous les éléments observés ont ensuite fortement inspiré les choix des élèves dans les hypothèses qui ont été formulées par la suite.

     

    Les Cm2 de la chapelle se sont aidé du travail fait en sciences par une collègue sur les énergies. Les élèves avaient déjà des notions et les ont utilisées pour émettre leurs hypothèses:

    Notre ville pourra fonctionner à

    1. l’énergie solaire : les panneaux photovoltaïques
    2. l’énergie éolienne : les éoliennes
    3. l’énergie hydrolienne : les hydroliennes

     

    Notre projet de créer une ville sur Minetest

     

    Travail de recherche

     

    Les hypothèses posées, chaque classe a entrepris un travail de recherche varié pour essayer de les concrétiser de 2 manières : dans le monde virtuel de Minecity mais aussi dans l’idée que ce projet pourrait être réalisé pour de vrai.

     

    Ainsi, les élèves de la classe de Nuits-Saint-Georges ont entrepris de réaliser une enquête auprès de futurs habitants pour déterminer les besoins en stations de vélo, parking, arrêt de tram, rames ou bien véhicules en partage.

    Ils ont rédigé des questions qui ont été mises dans un formulaire en ligne envoyé aux familles de leur école mais aussi aux familles des classes d’Azé et de la Chapelle de Guinchay.

    Les résultats ont ensuite été transformés pour correspondre à 300 000 habitants puis des recherches documentaires ont permis de chiffrer le coût Transport de Minecity.

    En parallèle, ils ont aussi réfléchi à la concrétisation du projet en développant une application mobile qui permettrait aux habitants ou visiteurs de la ville de se déplacer aisément en fonction des besoins. Ils ont conçu les différentes pages de cette application en se concentrant à chaque fois sur ce qui est utile dans les déplacements des habitants.

     

    Notre projet de créer une ville sur Minetest

     

    Les élèves de La Chapelle de Guinchay ont entrepris leur recherche en classe tout d’abord avec des documents qu’ils avaient amenés et des documents demandés auprès d’agence de production d’énergie. 2 groupes travaillaient sur chaque énergie mais lors de ces recherches, un groupe à découvert un nouvel outil de production sur lequel il a voulu travailler : le barrage.

    Il a fallu également mener des enquêtes téléphoniques afin de récolter des données manquantes auprès de mairie, de concessionnaires, de sociétés de transport :  Recherches plus ou moins couronnées de succès !

     

    Notre projet de créer une ville sur Minetest

    Constructions

     

    Avant la construction sur la carte du serveur de notre ville, il a fallu que les élèves s’approprient l’application Minetest.

    Ainsi, dès novembre, ils ont commencé à prendre en main Minetest en réalisant une première mission de construction, présentée elle aussi sous forme de vidéo « Mission Impossible » .

    Ils devaient construire à 2 une petite maison en y incluant des éléments obligatoires (1 porte, 2 fenêtres, un toit, une barrière autour, …).

    Cela a été l’occasion pour eux de prendre en main les possibilités de constructions avec Minetest mais aussi tout le lexique spécifique de ce jeu.

     Voici le travail réalisé par une des classes

    Ensuite, lors du travail de recherche, les élèves ont aussi réfléchi à la réalisation en ligne de leur ville et ils ont commencé par dessiner les bâtiments ou rues en respectant les hypothèses définies.

    Le travail s’est fait sur des feuilles quadrillées de carreaux de 5mm qui représentaient ainsi un cube dans Minetest.

    Dès lors, la construction en ligne s’en est trouvée simplifiée puisque les plans permettaient la vérification par l’enseignant avant construction mais aussi facilitait la construction d’un même bâtiment à plusieurs élèves.

    Chaque classe s’est organisée selon ses possibilités pour que les élèves puissent construire le ou les bâtiments dont ils étaient les concepteurs. Généralement, cela fonctionnait sous forme d’ateliers tournants où les élèves venaient à tour de rôle se mettre à modéliser via le serveur académique.



    Collaboration élèves

     

    Un des aspects envisagés au départ du projet était de permettre aux élèves de collaborer pour réussir à réaliser ce projet impossible à faire par une seule classe.

    Cette collaboration a été importante et riche et nous a même étonnés.

    Ainsi, ayant chacun une twittclasse, nous avons naturellement envoyé des messages via les comptes classe aux 2 autres classes pour montrer le travail accompli en classe. Cela a été très utile dans la partie démarche scientifique des Savanturiers pour aiguiller les autres ou donner des exemples, les élèves découvrant les démarches des autres, ils s’investissaeint plus dans le travail proposé.

    En outre, voyant le temps passer assez vite en début de 3e trimestre et n’ayant que peu construit notre ville, il est apparu nécessaire de proposer aux élèves de pouvoir construire depuis chez eux. Après réfléxion et la mise en place d’une information et autorisation aux familles, les élèves pouvaient se connecter et construire quand ils le voulaient. Nous avions quelques craintes sur le fait que certains puissent en profiter pour aller casser des choses réalisées par d’autres mais c’est le contraire qu’on a pu observer. Régulièrement, en fin de journée ou le weekend, nous voyions plusieurs élèves des différentes classes travailler ensemble sur la construction. Au départ, ils utilisaient le tchat du jeu pour se présenter puis rapidement un élève bloqué pouvait demander un conseil technique sur sa modélisation.

     

    Au final, la collaboration mais aussi la coopération entre élèves est passée par différentes phases comme l’aide, l’entraide voire le tutorat au sein des classes.

     

    Collaboration entre enseignants

     

    Ce projet a été une première pour nous enseignants dans de nombreux domaines, découvrant à la fois la démarche des Savanturiers mais aussi l’application Minetest (pour Amanda et Julien en tout cas).

    Mais cela a surtout été une occasion unique de partager à 3 tous ces moments.

    En nous lançant, nous voyions bien le chemin à parcourir en terme de finalité du projet et aussi de la démarche mais l’aspect collaboration entre  nous, enseignants, était un pas plus grand vers l’inconnu.

    Nous n’avions pas par contre prévu tout ce que cela aurait pu nous apporter. En effet, il a fallu se concerter régulièrement lors de 5 rencontres réelles dont 2 journées de formation généreusement proposées par notre académie. Ces moments ont été essentiels dans les choix d’orientation du projet mais aussi les décisions à prendre ou ajustements à faire. Ils ont permis, en discutant longuement, de planifier le travail général du projet et de fixer le cap. Ainsi, les décisions étaient mûrement réfléchies et le fruit d’un consensus.

    Mais , il a fallu aussi s’informer quasiment quotidiennement des avancées, petits problèmes techniques ou travaux mis en oeuvre pour éviter les soucis d’une collabotation à 75 élèves sur un lieu de construction unique.

     

    Au final ce projet a été une aventure extraordinaire pour nos élèves mais aussi pour nous qui avons eu aussi la chance de pouvoir le présenter à d'autres enseignants lors de Ludovia15.

     

    Proposition de présentation

     Dans le cadre du projet Savanturiers, nos classes se sont rencontrées à l'occasion d'un congrès réunissant plusieurs autres classes, chacune présentant sa démarche et son travail. Ainsi, les élèves ont conçu des textes explicatifs du projet pour en faire un diaporama. Puis, afin de faire découvrir cette ville au public, aux autres élèves, mais aussi aux familles, une carte interactive a été conçue (sur papier avec des Qr Codes et des Mirages ) mais aussi dans le diaporama que nbous avons ensuite réalisé pour Ludovia.

    Voici les créations liées au projet et qui permettent de mieux le comprendre et pourquoi pas de se lancer dans Minetest.

     

     

    • Chaine Youtube : dans le cadre du projet utilisant, nous avons créé des tutoriels pour les élèves afin de prendre en mai  Minetest. Ce sont parfoisles élèves eux-mêmes qui ont élaboré ces vidéos explicatives. Sachez que si vous vous lancez, vous pouvez contribuer à cette chaine sans aucun problème. Il y a aussi un livre collaboratif sur l'utilisation de Minetest (lien ici).

     

     

    • Genially de présentation du projet lors de Ludovia15 avec tous les éléments de la recherche, de construction, de collaboration et de présentation.

    Cliquez sur l'image pour accéder au diaporama

    Notre projet de créer une ville sur Minetest

     

    Cliquez sur le tweet pour voir 40 min de vidéo de la présentation faite avec ce diaporama à Ludovia15 !

    Merci à Fred pour la vidéo !!!!

    Notre projet de créer une ville sur Minetest


    • A la fin du genially, vous accédez à la carte interactive (ci-dessous en image) qui vous permet de découvrir toutes les composantes modélisées par les élèves .

    Notre projet de créer une ville sur Minetest

    Vous pouvez aussi y accéder via les Qr Codes ci-dessous.

     

    Notre projet de créer une ville sur Minetest

     

     

     

     

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  • Le génial Orphys de Monécole vient encore de sévir en proposant l'outil de mes rêves pour personnaliser le parcours de mes élèves en calcul mental. 

    Je n'osais penser que c'était possible mais il l'a fait : 

    - proposer un outil permettant aux élèves de progresser en calcul mental en s'amusant

    - proposer un système qui valide des ceintures de compétences en calcul mental de manière automatique et qui s'adapte aux difficultés des élèves

    - imaginer et construire cet outil en permettant aux enseignants d'avoir une vue sur tout ce que les élèves ont fait, réussi et encore mieux, s'adaptant à votre programmation personnelle puisque que vous pouvez choisir quels domaines apparaissent pour chaque ceinture .

     

    Vous en voulez plus et bien voici la suite (avec la possibilité d'avoir un cadeau ) !!!

     

    Matheros.fr est le nouvel outil de Monecole qui permet aux élèves de progresser en calcul mental selon le principe des ceintures de compétences : apprendre, s'entraîner, jouer et valider toutes les compétences en calcul mental au CP, CE1, CE2, CM1, CM2.

    Une offre d'essai d'un mois vous permet de tester le principe dans votre classe avant de s'abonner si cela vous plait. Mieux que des mots, voici une courte vidéo de présentation :

     

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    Bonne chance à tous !


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